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Prenez un acquéreur qui appelle pour une maison de trois chambres avec jardin, budget plafonné. Le négociateur note la demande dans un tableur. Le lendemain, l’agence signe un mandat sur un bien qui lui correspond, et personne ne fait le lien. Ce rapprochement manqué, c’est exactement ce qu’un CRM immobilier doit rendre impossible. Reste à choisir lequel : un logiciel immobilier du marché, pensé pour le métier, ou un CRM ouvert que l’on modèle à son activité.
Ce guide s’adresse aux agences et aux réseaux immobiliers, des équipes de 20 à 500 personnes. Il prolonge notre grille pour choisir entre Twenty, Dolibarr et Odoo du côté d’un métier précis. Pour le détail des objets à créer, voyez comment gérer biens et mandats dans un CRM.
Une précision sur notre point de vue : le CRM que nous faisons tourner en production depuis début 2025 est Twenty, et nous contribuons au projet ; c’est aussi celui de Palmora Property, un portail d’annonces immobilières en Thaïlande que nous opérons. Nous n’avons pas déployé de logiciel immobilier du marché : nous décrivons ce que ces outils couvrent en général, sans en nommer aucun, et la grille qui suit sert à les juger aussi.
En bref
Un logiciel immobilier du marché suffit quand votre processus est celui du métier et que les portails d’annonces sont votre canal principal.
Un CRM ouvert comme Twenty vaut mieux quand vous tenez votre propre site, en plusieurs langues, avec des objets à vous, ou que vos données doivent rester chez vous.
Dans les deux cas, six exigences se vérifient avant de signer : le bien, la demande, le site, les formulaires, la conservation des données et leur sortie.
Logiciel immobilier ou CRM ouvert : quelle différence ?
Les deux rangent des contacts et suivent des affaires. Ce qui les sépare, c’est qui décide de la forme de vos données : l’éditeur du logiciel, ou vous.
Logiciel immobilier du marché
Le métier est déjà modélisé : biens, mandats, acquéreurs, visites
La diffusion vers les portails d’annonces est souvent comprise
Un abonnement payé à l’éditeur, tant que vous l’utilisez
Le processus est celui que l’éditeur a prévu
CRM ouvert comme Twenty
Vous créez vos objets et vos champs, sans surcoût
Votre site et vos outils s’y branchent par l’API
Aucune licence par utilisateur sur votre serveur
Les passerelles sont à construire, puis à faire tourner
Le logiciel du marché vous épargne la modélisation. Le CRM ouvert vous la laisse, et c’est tout son intérêt quand votre activité ne ressemble pas au modèle de l’éditeur.
Quelles exigences un CRM immobilier doit-il tenir ?
Quel que soit l’outil, six points séparent un CRM qui sert l’agence d’un CRM que l’équipe contourne avec un tableur.
Le bien est un objet, pas une opportunité
Un bien a une adresse, une surface, un prix, des photos et un statut, et il survit à l’affaire : plusieurs acquéreurs le visitent avant qu’il se vende. Rangé comme une opportunité de vente, il perd son historique dès qu’elle se ferme. Le bon CRM en fait un objet à part, relié aux contacts et aux affaires. Dans Twenty, c’est un objet personnalisé : sa documentation prend justement les annonces en exemple, et sa FAQ sur le modèle de données, consultée le 17 octobre 2026, précise que le prix ne change pas avec le nombre d’objets et de champs, et que le nombre de fiches n’a pas de limite fixe, même si de très gros volumes peuvent ralentir certaines vues.
La demande de l’acquéreur a sa propre fiche
Ce que cherche un acquéreur (type de bien, zone, budget, nombre de chambres) mérite une fiche reliée à son contact, pas une note libre. C’est elle qui rend possible le rapprochement de l’exemple du début : quand un bien entre, le CRM sort les demandes qu’il satisfait, et le négociateur rappelle les bons acquéreurs le jour même. Un logiciel du marché le propose en général tel quel ; dans un CRM ouvert, c’est un objet de plus et une automatisation qui croise les critères, construite une fois.
Le site suit la fiche, retrait compris
Si vous publiez vos biens sur votre propre site, la fiche du CRM doit être la seule saisie : le site la reprend, dans chaque langue, et la retire quand le bien sort du catalogue. C’est le retrait qu’on oublie. Google le dit dans son guide des erreurs d’exploration : une page qui annonce que le contenu n’existe plus tout en répondant 200 est une soft 404, une fausse page d’erreur ; une page retirée sans remplaçant doit répondre 404 ou 410, et une redirection 301 ne se justifie que vers un vrai remplaçant. Nous détaillons la mécanique dans notre article sur le SEO programmatique.
Aucune demande ne se perd
Un formulaire qui n’envoie qu’un e-mail perd des acquéreurs sans que personne le sache : un filtre anti-spam, une boîte partagée que nul ne relève, un départ en congés. La règle tient en une phrase : chaque demande s’enregistre en base avant tout envoi d’e-mail, puis crée le contact et l’affaire dans le CRM. Posez la question à un éditeur comme à un intégrateur : où va une demande quand l’e-mail échoue ?
Les durées de conservation sont tenues
Attention
Un prospect ne se garde pas indéfiniment
D’après les questions-réponses de la CNIL sur ses référentiels de gestion commerciale, consultées le 17 octobre 2026, les données d’un prospect se gardent trois ans à compter de leur collecte ou du dernier contact venant de lui. Au terme de ce délai, on lui demande s’il veut encore être sollicité ; sans réponse positive et explicite, on supprime ou on archive. Celles d’un client se gardent pendant la relation, puis trois ans après sa fin. Ces référentiels ne sont pas contraignants, mais un écart doit pouvoir se justifier.
Le détail compte pour un CRM immobilier : le délai repart sur un contact venant de l’acquéreur, pas sur un appel de l’agence. Le CRM doit donc dater le premier, et pas seulement le second. Le tri qui va avec est dans notre méthode pour nettoyer les données de son CRM.
Vos données sortent quand vous partez
Le jour où vous changez d’outil, vos biens, vos mandats et votre historique doivent sortir en entier, dans un format lisible, sans attendre le bon vouloir de l’éditeur. Demandez-le avant de signer : un export complet de test, et la liste de ce que l’API ne donne pas. Sur Twenty, tout ce qu’on voit à l’écran est aussi accessible par l’API, en REST et en GraphQL, objets personnalisés compris : nous racontons ce que cela change dans Twenty au-delà du CRM, comme back-office de vos données métier.
Quand un logiciel immobilier du marché suffit
Si votre agence vit des portails d’annonces, suit le parcours classique du mandat à la vente et n’a pas d’outil maison à brancher, un logiciel du marché vous évite de construire ce qui existe déjà : le modèle est prêt, l’équipe se forme vite, et l’éditeur suit les évolutions du métier. Avant de signer, vérifiez trois choses : ce que l’abonnement comprend vraiment, la sortie de vos données, et la place laissée à votre propre site.
Quand un CRM ouvert vaut mieux
Un CRM ouvert prend l’avantage dès que votre activité sort du modèle de l’éditeur : un portail que vous tenez vous-même, plusieurs langues, de la location à côté de la vente, des objets propres à votre marché, ou des données qui doivent rester sur votre serveur. Le prix ne grimpe plus avec l’équipe : vous payez la mise en place et, si vous le souhaitez, l’exploitation.
Ses limites sont réelles. Les passerelles, de la diffusion vers les portails à la signature électronique, sont à construire et à faire tourner. Et Twenty n’est pas un ERP : la comptabilité et le suivi des loyers vivent ailleurs, ou dans Dolibarr et Odoo quand l’entreprise a besoin d’un outil de gestion complet.
Sur le terrain
Palmora Property, un portail piloté depuis Twenty
Palmora Property est un portail d’annonces immobilières en Thaïlande que nous accompagnons. Au départ, les annonces vivaient dans un tableur et passaient à la main vers le site, et les demandes de rappel n’arrivaient que par e-mail. En mai 2026, Twenty est devenu la source unique des biens, des contacts et des affaires. Un bien se valide dans le CRM, puis une synchronisation publie chaque matin le catalogue validé sur un site en six langues de plus de 3 000 adresses ; un bouton « Publier sur le site » évite d’attendre le lendemain. Depuis juillet 2026, chaque demande est enregistrée en base avant tout envoi d’e-mail, puis crée le contact et l’affaire dans le CRM. Et l’adresse d’une annonce retirée répond 410, avec des biens proches dans la même zone et à un budget comparable.
Le récit complet est sur la page du projet Palmora Property, et notre avis sur Twenty en production, limites comprises dit aussi ce qui a demandé du travail.
Notre offre CRM, à prix fixe
Quand un CRM ouvert est le bon choix, notre offre CRM et ERP le met en place chez vous, à prix fixe : Twenty pour 4 500 €, Dolibarr à partir de 6 500 €, Odoo en trois paliers à partir de 15 000 €. Twenty et Dolibarr ne demandent aucune licence par utilisateur. La première étape compare les trois sur vos processus et les outils que vous gardez, biens et demandes compris, et nous recommandons le plus petit outil qui couvre vraiment le besoin.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un CRM immobilier ?
C’est l’outil où une agence range ses biens, ses mandats, ses acquéreurs et ses propriétaires, et suit chaque affaire de la première demande à la signature. Il peut s’agir d’un logiciel conçu pour le métier, vendu par abonnement, ou d’un CRM ouvert comme Twenty, dans lequel on crée les objets du métier. Dans les deux cas, il doit relier chaque bien aux demandes qu’il satisfait.
Existe-t-il un CRM immobilier open source ?
Oui, au sens d’un CRM open source que l’on adapte au métier. Twenty, Dolibarr et l’édition Community d’Odoo s’installent sur votre serveur sans licence à payer. Dans Twenty, que nous opérons, l’immobilier se construit : les biens, les mandats et les demandes se créent comme objets, reliés aux contacts, et les passerelles vers les portails ou la signature électronique se développent à part.
Twenty peut-il remplacer un logiciel immobilier ?
Pour la relation client et le catalogue, oui : le site se branche sur l’API, et une seule fiche fait foi du CRM jusqu’aux pages publiées. Pour la diffusion vers les portails d’annonces, la signature électronique ou la gestion des loyers, il faut construire et faire tourner des passerelles, ou garder un outil à côté. C’est ce coût qu’il faut mettre en regard de l’abonnement.
Combien coûte un CRM immobilier ?
Un logiciel du marché se paie par abonnement, à un prix qui dépend de l’éditeur, du nombre d’utilisateurs et des options. Un CRM ouvert se paie surtout à la mise en place, puis à l’exploitation : chez nous, Twenty se met en place pour 4 500 €, Dolibarr à partir de 6 500 € et Odoo à partir de 15 000 €. Comparez les deux sur trois ans, passerelles comprises.
Sources
- Créer des objets personnalisés, documentation de Twenty (nouvel onglet)docs.twenty.com
- FAQ du modèle de données, documentation de Twenty (nouvel onglet)docs.twenty.com
- Résoudre les erreurs d’exploration, Google Search Central (nouvel onglet)developers.google.com
- Questions-réponses sur les référentiels de gestion commerciale, CNIL (nouvel onglet)cnil.fr
Créer des objets personnalisés, documentation de Twenty
Lire sur docs.twenty.com(nouvel onglet)Résoudre les erreurs d’exploration, Google Search Central
Lire sur developers.google.com(nouvel onglet)Questions-réponses sur les référentiels de gestion commerciale, CNIL
Lire sur cnil.fr(nouvel onglet)Jim · fondateur de Brain Plus AI
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