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Sur la page tarifaire d’Odoo, le calcul paraît tenir sur un coin de table : un prix par utilisateur et par mois, multiplié par le nombre de personnes qui se connectent. C’est le chiffre que l’on retient. Ce n’est pas la facture.
La licence n’est qu’un des quatre postes d’un projet Odoo, avec l’hébergement, la mise en place et l’exploitation dans la durée. Ce guide les reprend un par un, à partir de ce que l’éditeur publie lui-même (sa page tarifaire, ses forfaits d’accompagnement, la documentation de ses licences), pour les équipes de 20 à 500 personnes qui hésitent avant de signer. Il prolonge notre grille pour choisir entre Twenty, Dolibarr et Odoo, qui dit quand Odoo se justifie.
Une précision sur notre point de vue : le CRM que nous faisons tourner en production depuis début 2025 est Twenty, et nous contribuons au projet. Sur Odoo, nous rapportons ce que l’éditeur publie, sans revendiquer une expérience que nous n’avons pas.
En bref
L’édition Community d’Odoo est sous licence LGPL v3, sans licence à payer ; les plans payants de l’édition Enterprise se facturent par utilisateur et par mois.
Le plan Personnalisé coûte à peu près le double du Standard par utilisateur, et c’est lui qu’il faut pour plusieurs sociétés, Odoo Studio, l’API externe ou votre propre serveur.
L’hébergement est compris sur Odoo Online ; ailleurs, il est à votre charge.
La mise en place n’est pas comprise : l’éditeur la vend en forfaits d’heures valables un an, et oriente en général vers un intégrateur au-delà de 50 salariés.
Pour comparer, chiffrez trois ans, sans la remise de la première année, avec la mise en place et l’exploitation.
Faut-il payer une licence pour utiliser Odoo ?
Cela dépend de l’édition. D’après la documentation des licences d’Odoo, l’édition Community est publiée sous licence LGPL version 3 : vous l’installez sur votre serveur sans licence à payer. L’édition Enterprise ne s’utilise qu’avec un abonnement valide, pour le bon nombre d’utilisateurs.
La page tarifaire d’Odoo, consultée le 14 octobre 2026, propose trois formules :
- une seule application, sans licence à payer, pour un nombre illimité d’utilisateurs, hébergée sur Odoo Online ;
- le plan Standard : toutes les applications, un prix par utilisateur et par mois, sur Odoo Online ;
- le plan Personnalisé : le Standard, plus Odoo Studio et l’IA agentique, la gestion de plusieurs sociétés, l’API externe et le choix de l’hébergement.
Le jour de notre lecture, la page affichait ses prix en dollars américains, y compris dans sa version française, et il se peut que vous y voyiez une autre devise. Ce guide ne recopie donc aucun montant, seulement les écarts entre les formules, à appliquer aux prix affichés chez vous :
le prix du plan Standard, à peu près, pour chaque utilisateur du plan Personnalisé
de plus, environ, en payant au mois plutôt qu’à l’année
de remise, environ, la première année, sur les seuls utilisateurs de la commande initiale
Pour un budget sur plusieurs années, partez donc du prix sans remise, et comptez au prix plein chaque personne ajoutée après la commande.
Qui compte comme utilisateur payant ?
La FAQ de la page tarifaire définit l’utilisateur payant comme « une personne qui a accès au backend Odoo pour créer, consulter ou modifier des documents, ou un employé (enregistrement dans l’application RH) qui n’a pas d’utilisateur lié ». Un salarié qui saisit ses notes de frais ou ses feuilles de temps compte donc, tout comme un comptable externe qui se connecte. Vos clients et vos fournisseurs qui passent par le portail ne comptent pas, pas plus que les visiteurs de votre site qui commandent ou suivent une livraison.
La page mentionne aussi des comptes « Light User », affichés à un prix plus bas, pour les personnes qui s’en tiennent aux usages courants : congés, notes de frais, évaluations, présences, planning, lecture de la base de connaissances. Ils s’obtiennent sur devis, après un rendez-vous avec un conseiller de l’éditeur : une question à poser avant de signer si une bonne partie de vos équipes ne fait que cela.
Attention
Le plan qui change sans qu’on le choisisse
Selon la FAQ de la page tarifaire, installer Odoo Studio ou ajouter une société à sa base fait passer « automatiquement » au plan Personnalisé, soit à peu près le double du prix par utilisateur. Même logique pour l’API externe : un logiciel extérieur qui appelle Odoo demande le plan Personnalisé, alors que les échanges lancés depuis Odoo (paiement, transporteur, téléphonie, synchronisation bancaire) restent dans le Standard. À notre lecture, un outil d’automatisation branché de l’extérieur, comme n8n, entre dans cette définition. Listez ces besoins avant de choisir le plan, pas après.
Où héberger Odoo, et ce que cela change
Le plan Standard tourne sur Odoo Online, l’hébergement de l’éditeur, prévu pour des bases sans modules personnalisés. Avec le plan Personnalisé, vous avez le choix : rester sur Odoo Online sans surcoût, télécharger Odoo Enterprise pour l’installer sur votre serveur, ou passer par Odoo.sh, la plateforme de l’éditeur pour les modules sur mesure, dont l’hébergement « n’est pas inclus » dans le prix de l’abonnement.
Sur Odoo Online, l’abonnement comprend l’hébergement, des sauvegardes quotidiennes sur deux continents, la sécurité, une surveillance de jour comme de nuit et les mises à jour. Sur votre propre serveur, tout cela devient votre travail, ou celui de votre prestataire. La même FAQ précise que le logiciel est le même en ligne et sur site, et qu’une installation sur site doit utiliser la dernière version stable d’Odoo : suivre chaque nouvelle version est alors à votre charge.
L’édition Community, enfin, n’entre dans aucune de ces formules : sans abonnement, tout son coût tient dans la mise en place, l’hébergement et l’exploitation.
Sur le terrain
Ce que coûte un serveur que l’on tient soi-même
Notre propre serveur fait tourner une douzaine de services, dont Twenty, n8n, Matomo et Ollama. Ses mises à jour, ses sauvegardes et sa surveillance prennent du temps chaque mois, et ce temps ne figure sur aucune facture d’abonnement. Avant de comparer Odoo Online à votre propre serveur, chiffrez ces heures : c’est la ligne la plus facile à oublier.
Combien d’heures pour mettre Odoo en place ?
La mise en place n’est pas comprise dans l’abonnement. L’éditeur la vend en forfaits d’accompagnement, les « Success Packs », comptés en heures de consultant. Leurs noms recoupent ceux des plans d’abonnement, sans rapport avec eux :
Les forfaits d’accompagnement d’Odoo, en heures
D’après l’éditeur, le plus petit convient à des applications simples et à une à cinq personnes ; il recommande celui de 50 heures dès qu’il faut importer des données, et celui de 100 heures dès qu’il faut des personnalisations (formulaires, rapports, flux de travail). Selon son configurateur de prix, ces heures expirent au bout d’un an.
Ces forfaits ont leurs à-côtés : le temps de déplacement est facturé et les frais de déplacement le sont à part, la maintenance de modules ou de lignes de code ajoutés entraîne des frais mensuels, et les développements de l’éditeur se facturent par jour de consultance, comme le font en général les intégrateurs. Un problème de performance n’entre pas dans l’assistance comprise dans l’abonnement : il demande un forfait d’au moins 50 heures.
Selon la FAQ de la page tarifaire, une petite entreprise passe d’ordinaire par ces forfaits ; au-delà de 50 salariés, l’éditeur oriente en général vers un intégrateur local, et au-delà de 250, il invite à le contacter directement.
Ce que l’abonnement ne couvre pas
La page tarifaire promet un prix « sans frais cachés », et c’est vrai de l’abonnement : elle liste elle-même ce qu’il comprend et ce qu’il laisse de côté.
Compris dans l’abonnement
L’hébergement sur Odoo Online, avec des sauvegardes quotidiennes sur deux continents
La surveillance permanente et l’intégration de la messagerie
L’assistance par e-mail, du lundi au vendredi
Les mises à jour
Facturé à part
La mise en œuvre et l’accès à un expert Odoo
L’hébergement sur Odoo.sh, pour vos modules sur mesure
Les crédits d’usage : SMS, enrichissement des contacts, génération de pistes, lecture des factures fournisseurs et des notes de frais par l’IA
La maintenance du code personnalisé
La dernière ligne compte double : un module sur mesure se paie une fois pour l’écrire, puis chaque mois pour le maintenir. Avant d’en commander un, vérifiez qu’un réglage standard ne suffit pas.
Estimer le coût d’Odoo sur trois ans
Un ERP se garde des années : le comparer sur un an avantage toujours la solution la moins chère à l’entrée. Nous suivons la même méthode que pour chiffrer le vrai coût d’une sortie du SaaS sur trois ans, en cinq étapes :
- Compter les utilisateurs payants.
Avec la définition de l’éditeur : salariés en libre-service et comptable externe compris.
- Choisir le plan d’après vos besoins réels.
Plusieurs sociétés, Odoo Studio, une API externe ou votre propre serveur imposent le Personnalisé.
- Partir du prix sans remise.
La remise de la première année ne vaut que pour les utilisateurs de la commande initiale.
- Ajouter la mise en place et l’hébergement.
Forfaits d’heures ou devis d’un intégrateur, puis Odoo.sh ou votre serveur si vous quittez Odoo Online.
- Ajouter ce qui dure.
La maintenance du code sur mesure, les crédits d’usage, le suivi des versions sur votre serveur et le temps de formation.
Mettez enfin le total en regard des autres options : chez nous, Twenty se met en place pour 4 500 € et Dolibarr à partir de 6 500 €, sans licence par utilisateur dans les deux cas. Et si vous quittez un CRM en abonnement, notre méthode pour migrer de HubSpot vers un CRM open source dit ce qui suit sans difficulté et ce qui demande du travail.
Notre grille Odoo, à prix fixe
Quand Odoo est le bon outil, notre offre CRM et ERP le met en place à prix fixe, en trois paliers : START à 15 000 € jusqu’à 30 utilisateurs, opérationnel en 90 jours ; SCALE à 35 000 € de 30 à 150 utilisateurs ; TRANSFORM sur devis à partir de 80 000 € pour les groupes à plusieurs sociétés. L’exploitation se prend en option, de 800 à 3 500 € par mois. Si votre besoin exige Odoo Enterprise, sa licence par utilisateur est chiffrée avant de commencer, avec les écarts ci-dessus.
La première étape compare Twenty, Dolibarr et Odoo sur vos processus, et nous recommandons le plus petit outil qui couvre vraiment le besoin. Si vous ne savez pas encore quels processus confier à un ERP, notre audit de maturité numérique et IA les passe en revue avec votre équipe.
Questions fréquentes
Peut-on utiliser Odoo sans payer de licence ?
Oui, de deux façons. L’édition Community est publiée sous licence LGPL version 3 : vous l’installez sur votre serveur sans licence à payer, mais la mise en place, l’hébergement et l’exploitation restent à votre charge. Odoo propose aussi une formule limitée à une seule application, sans licence à payer, pour un nombre illimité d’utilisateurs, sur Odoo Online. Dès la deuxième application, il faut un plan payant.
Combien d’heures faut-il pour mettre Odoo en place ?
L’éditeur vend la mise en place en forfaits de 4, 25, 50, 100 ou 200 heures, qui expirent au bout d’un an. Il conseille le plus petit pour des applications simples et une à cinq personnes, 50 heures dès qu’il faut importer des données, 100 dès qu’il faut des personnalisations. Au-delà de 50 salariés, il oriente en général vers un intégrateur, qui chiffre le projet de son côté.
Ajouter une deuxième société change-t-il le prix d’Odoo ?
Oui. Selon la FAQ de la page tarifaire, ajouter une société à sa base fait passer automatiquement au plan Personnalisé, dont le prix par utilisateur est à peu près le double du Standard. Installer Odoo Studio ou brancher un logiciel extérieur sur l’API d’Odoo a le même effet. Mieux vaut lister ces besoins avant de choisir le plan qu’après la première facture.
Odoo Online ou son propre serveur : lequel coûte le moins ?
Le logiciel est le même, d’après l’éditeur, mais pas le prix. Le plan Standard ne tourne que sur Odoo Online, hébergement, sauvegardes et mises à jour compris, pour des bases sans modules personnalisés. Installer Odoo Enterprise sur votre serveur demande le plan Personnalisé, à peu près le double par utilisateur, et l’hébergement comme l’administration s’ajoutent. L’édition Community, elle, s’installe sans abonnement.
Qui compte comme utilisateur payant dans Odoo ?
Toute personne qui se connecte au backend pour créer, consulter ou modifier des documents, et tout salarié enregistré dans l’application RH sans utilisateur lié. Un salarié qui saisit ses notes de frais compte donc, un comptable externe aussi. Les clients et fournisseurs qui passent par le portail, comme les visiteurs du site, ne comptent pas. Des comptes « Light User », moins chers, existent sur devis.
Sources
- Licences d’Odoo 19, documentation officielle (nouvel onglet)odoo.com
- Tarifs d’Odoo, page officielle (nouvel onglet)odoo.com
- Success Packs d’Odoo, page officielle (nouvel onglet)odoo.com
Jim · fondateur de Brain Plus AI
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