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Fiches produit et IA : rédiger sans rien inventer

Pour rédiger des fiches produit avec l'IA sans rien inventer, on travaille dans cet ordre : réduire le catalogue aux produits qui méritent une fiche, définir la liste des attributs, laisser l'IA les extraire des textes existants sans jamais deviner, puis relire par lots. Ce qui manque se mesure ou se demande au fournisseur.

Sommaire7
  1. 01Que peut faire l’IA sur une fiche produit ?
  2. 02Pourquoi une caractéristique inventée coûte-t-elle cher ?
  3. 03Dans quel ordre travailler ?
  4. 04Que demande Google à une description ?
  5. 05Ce que la couverture nous a appris
  6. 06Par où commencer ?
  7. 07Questions fréquentes

Imaginez une fiche produit rédigée par une IA : propre, bien tournée, et qui annonce « lavable en machine ». Personne ne l’a vérifié. Le texte du fournisseur n’en disait rien, mais la phrase avait l’air vraie, alors elle est partie en ligne avec les autres. Le premier client qui la croit renvoie le produit, et il a raison.

L’IA écrit vite et plutôt bien. Le risque n’est pas qu’elle écrive mal : c’est qu’elle écrive ce que personne ne sait. Ce guide s’adresse aux équipes de 20 à 500 personnes qui vendent en ligne et veulent confier leurs fiches à l’IA sans perdre le contrôle de ce qu’elles affirment. Il complète Google Shopping et marketplaces : préparer sa boutique, qui détaille ce que Google attend d’un flux produit. C’est aussi par ce travail que commence notre boutique prête à vendre, avec un catalogue importé, nettoyé, enrichi puis relu avant publication.

En bref

  • L’IA range dans des champs ce qui dort dans le texte libre, écrit la même information de la même façon partout, rédige et traduit ; elle ne doit jamais deviner une caractéristique.

  • L’ordre de travail compte plus que le modèle choisi : réduire le catalogue, définir les attributs, extraire, relire par lots, mesurer ce qui manque.

  • Une caractéristique inventée est une information fausse sur un produit, ce que le droit de la consommation range parmi les pratiques trompeuses.

  • Merchant Center demande qu’une description ou un titre écrits avec l’IA générative soient déclarés dans des attributs prévus pour cela.

Que peut faire l’IA sur une fiche produit ?

Elle sert quand l’information existe mais dort dans du texte libre : la description du fournisseur, une ancienne page produit, une fiche technique. Elle la range dans des champs, l’écrit de la même façon sur tout le catalogue (« 30 cm » plutôt qu’un mélange de « 30cm » et de « trente centimètres »), puis rédige une description à partir de ces champs validés. Elle traduit aussi : sur Palmora Property, un site d’annonces immobilières en six langues que nous opérons pour son agence, le coût de traduction a été divisé par 60 en passant à un modèle d’IA.

La frontière est simple à énoncer et difficile à tenir : l’IA travaille sur ce que vous savez, jamais sur ce que vous ignorez.

Ce que l’IA fait bien

  • Extraire la taille, la matière ou la couleur d’un texte de fournisseur

  • Écrire la même information de la même façon sur tout le catalogue

  • Rédiger une description à partir d’attributs déjà validés

  • Traduire les fiches dans les langues de vos acheteurs

Ce qu’elle ne doit jamais faire

  • Deviner une taille, une matière ou un entretien absents du texte

  • Ajouter « écologique », « hypoallergénique » ou « fait main » sans preuve

  • Inventer un code-barres ou une certification

  • Écrire les mentions réglementaires ou les conditions de vente

Pour le code-barres, Google le dit lui-même dans sa page sur le GTIN : en cas de doute, n’en indiquez pas, et n’essayez ni de le deviner ni d’en inventer un. Nous la citons dans notre guide sur Google Shopping.

Pourquoi une caractéristique inventée coûte-t-elle cher ?

Parce qu’elle est fausse, et qu’une information fausse sur un produit n’est pas une faute de style. Le droit européen de la consommation range parmi les pratiques commerciales déloyales les pratiques trompeuses, qu’elles le soient « par le fait d’une action (communiquer des informations fausses) » ou « d’une omission (ne pas communiquer des informations importantes) », comme le rappelle la page de l’Union européenne sur les pratiques commerciales déloyales. La même page précise qu’il est illégal pour une entreprise de publier des allégations environnementales « fausses, inexactes ou exagérées ». Un « écologique » ajouté par une IA pour faire joli tombe exactement là.

Côté moteur de recherche, ce n’est pas l’IA que Google vise, c’est la page sans valeur. Ses règles contre le spam décrivent ainsi l’abus qui guette un catalogue généré d’un bloc :

L’utilisation abusive de contenus à grande échelle désigne le fait de générer de nombreuses pages dans le but principal de manipuler le classement dans la recherche Google et non d’aider les utilisateurs. Cette pratique abusive consiste généralement à créer de grandes quantités de contenus non originaux qui présentent peu ou pas d’intérêt pour les utilisateurs, quelle que soit la façon dont ils sont créés.

Règles de Google concernant le spam pour la recherche Google

Parmi les exemples, le même texte cite l’« utilisation d’outils d’IA générative ou d’autres outils similaires pour générer de nombreuses pages sans ajouter de valeur pour les utilisateurs ». Une fiche exacte, complète et relue n’a rien à craindre de cette règle. Mille fiches qui répètent le nom du produit sans rien apprendre au visiteur, si.

Dans quel ordre travailler ?

L’ordre compte plus que le modèle d’IA choisi. Nous l’avons appris sur une boutique en ligne que nous remettons d’aplomb, et nous le suivons désormais à chaque catalogue : réduire le périmètre, définir les attributs, extraire. Jamais l’inverse.

  1. Réduire le catalogue.

    Retirez d’abord ce qui ne mérite plus une fiche : les produits épuisés pour de bon, les doublons, ceux qui ne se vendent pas et n’amènent personne. Les ventes et la Search Console de Google tranchent mieux que l’intuition.

  2. Définir les attributs.

    Écrivez la liste des champs que chaque fiche doit porter (taille, matière, couleur, entretien…), avec leur forme d’écriture, avant de toucher à un seul produit.

  3. Extraire sans deviner.

    Demandez à l’IA de remplir ces champs à partir des textes existants, et de laisser un champ vide quand le texte ne dit rien.

  4. Relire par lots.

    Une personne relit chaque lot avant publication, champ par champ, en comparant au texte d’origine.

  5. Mesurer ce qui manque.

    Comptez, pour chaque champ, la part des produits où il est rempli : ce chiffre dit ce qu’il faut demander au fournisseur ou mesurer soi-même.

La troisième étape porte toute la méthode. Un champ vide est une information : il dit ce qu’il reste à trouver. Un champ deviné est une erreur qui attend son client.

Travailler par lots a un autre avantage : une consigne mal écrite se voit sur le premier lot, pas sur tout le catalogue. Sur Palmora Property, 1 726 fiches d’annonces immobilières ont été réécrites avec l’aide de l’IA, en 36 lots, avec un seul échec.

Que demande Google à une description ?

La page de Merchant Center sur la description donne des règles qui valent bien au-delà du flux Google, parce qu’elles décrivent une bonne fiche :

  • placer les informations les plus importantes dans les 160 à 500 premiers caractères ;
  • ne décrire que le produit lui-même : taille, matière, tranche d’âge visée, caractéristiques spéciales, spécifications techniques, forme, motif, texture, conception, variantes ;
  • ne mentionner ni le prix, ni le prix soldé, ni les dates de promotion ;
  • n’ajouter aucun lien vers votre boutique ou vers d’autres sites ;
  • ne faire aucune comparaison avec d’autres produits, et ne pas écrire en majuscules pour mettre une information en avant.

C’est exactement ce qu’une IA bien guidée sait respecter, à condition de lui donner ces règles dans sa consigne plutôt que d’espérer qu’elle les devine.

Attention

Une description écrite par l’IA se déclare dans le flux

Selon la même page, « toutes les descriptions créées à l’aide de l’IA générative doivent être fournies à l’aide de l’attribut description structurée » (structured_description), dont le sous-attribut digital_source_type prend la valeur trained_algorithmic_media. La page sur le titre demande la même chose pour un titre créé avec l’IA générative, avec l’attribut structured_title. Si votre flux part encore avec le seul attribut description, c’est à corriger avant d’enrichir le catalogue.

Ce que la couverture nous a appris

Le chiffre le plus utile d’un enrichissement n’est pas le nombre de fiches réécrites. C’est la part des produits pour lesquels chaque champ est réellement connu, parce que c’est elle qui décide des filtres et des pages de collection qu’on peut construire.

Sur le terrain

Les filtres viennent de la couverture, pas de l’intuition

Sur la boutique que nous remettons d’aplomb, nous avons revu 653 produits et défini 26 champs avant d’extraire quoi que ce soit. L’IA a enrichi 481 fiches, toutes relues. Mais la taille, le premier filtre auquel on pense, n’était lisible que pour 41 % des produits, et elle vivait au niveau des variantes. Le plan prévoyait quatre pages par tranche de taille, pour six produits en tout : deux d’entre elles auraient été presque vides. Depuis, une page de collection n’est créée qu’à partir de cinq produits ; en dessous, le script refuse.

Le reste ne s’invente pas. Il se mesure, ou se demande au fournisseur.

Par où commencer ?

Prenez une vingtaine de vos meilleures ventes et faites l’exercice à la main : la liste des champs, ce que dit le texte du fournisseur, ce qui manque. Vous saurez vite si l’IA aura de la matière à extraire, ou s’il faut d’abord réclamer les informations à vos fournisseurs. Le choix de la plateforme, qui décide où vivent ces champs, est traité dans Shopify ou Medusa : que choisir pour une PME ?, et ce qui s’automatise autour du catalogue, des e-mails aux rapports, dans notre guide de l’automatisation marketing.

Si vous refaites votre boutique, ce travail ouvre notre offre e-commerce : le catalogue est importé, nettoyé, enrichi par lots et relu avant publication, et une information absente de vos données reste absente de la fiche. Si vous ne savez pas encore par quel chantier commencer, notre audit de maturité numérique et IA se termine par un GO ou un NOGO écrit, chantier par chantier.

Questions fréquentes

L’IA peut-elle rédiger toutes mes fiches produit ?

Elle peut rédiger le texte de toutes vos fiches, à condition de partir d’attributs vérifiés. Ce qu’elle ne peut pas faire, c’est trouver une information absente de vos données : une taille, une matière ou un entretien que ni le fournisseur ni votre équipe n’ont donnés. Pour ces champs-là, demandez-lui de répondre « inconnu », puis mesurez le produit ou interrogez le fournisseur.

Google pénalise-t-il les fiches écrites par une IA ?

Pas pour la façon dont elles sont écrites. Ses règles contre le spam visent les contenus produits en masse pour manipuler le classement, sans intérêt pour les visiteurs, « quelle que soit la façon dont ils sont créés ». Une fiche exacte, complète et relue n’est pas concernée. Des centaines de fiches générées d’un bloc, qui n’apprennent rien au visiteur, le sont.

Que faire quand une information manque ?

La demander, pas la deviner. Le texte du fournisseur, une fiche technique ou l’emballage donnent souvent la réponse ; sinon, mesurez le produit vous-même. En attendant, publiez la fiche sans ce champ plutôt qu’avec une valeur inventée : un champ vide se complète plus tard, une erreur publiée revient en retour produit, en avis négatif ou en réclamation.

Faut-il signaler qu’une fiche a été écrite avec l’IA ?

Dans le flux Google Merchant Center, oui : une description ou un titre créés avec l’IA générative passent par les attributs prévus pour cela, structured_description et structured_title, avec la valeur trained_algorithmic_media. Sur la page de votre boutique, la question relève d’autres règles, que nous détaillons dans notre article sur les textes écrits par une IA.

Sources

  1. La page de l’Union européenne sur les pratiques commerciales déloyales (nouvel onglet)europa.eu
  2. La page de Merchant Center sur la description (nouvel onglet)support.google.com
  3. La page sur le titre (nouvel onglet)support.google.com
Source 1

La page de l’Union européenne sur les pratiques commerciales déloyales

Lire sur europa.eu(nouvel onglet)
Source 2

La page de Merchant Center sur la description

Lire sur support.google.com(nouvel onglet)
Source 3

La page sur le titre

Lire sur support.google.com(nouvel onglet)

Jim · fondateur de Brain Plus AI

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