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Shopify ou Medusa : que choisir pour une PME ?
Shopify ou Medusa ? Pour une PME au parcours de vente classique, Shopify suffit le plus souvent : l'abonnement couvre l'hébergement, la sécurité et les mises à jour. Medusa, open source, se justifie quand la vente sort du cadre (prix par client, ERP qui pilote les stocks) et qu'une équipe peut la faire vivre. Comparez sur trois ans, développement compris.
Ce qui départage Shopify et une plateforme open source
Shopify ou Medusa : pour une PME qui vend des produits à des particuliers avec un catalogue et des parcours classiques, Shopify est le plus souvent le bon choix. Vous payez un abonnement, et quelqu’un d’autre s’occupe des serveurs, des correctifs de sécurité et du paiement. Une plateforme open source comme Medusa devient intéressante quand votre façon de vendre ne rentre pas dans les cases d’une plateforme standard, et seulement si vous avez une équipe pour la faire vivre.
Nous accompagnons une boutique en ligne de peluches, que nous remettons d’aplomb sur Shopify pour son propriétaire, et nous ne lui conseillerions pas de migrer sans une raison précise. C’est le point de départ de cet article : la migration n’est pas un objectif en soi. C’est aussi la règle de notre offre de boutique sur Shopify ou Medusa, qui vous conseille sur vos besoins et non sur nos préférences.
Deux modèles, deux façons de payer
Shopify est une plateforme hébergée, facturée par abonnement mensuel. Sa page de tarifs affichait en octobre 2026, en dollars américains depuis notre connexion, des forfaits de 29 $US par mois (Basic) à 299 $US par mois (Advanced) en paiement annuel, en passant par Grow à 79 $US, et une offre Plus à partir de 2 300 $US par mois. La même page indique des frais de transaction supplémentaires quand vous utilisez un prestataire de paiement externe plutôt que Shopify Payments : de 2 % sur Basic à 0,2 % sur Plus. À ces lignes s’ajoutent les applications payantes du magasin d’applications de Shopify, à compter une par une.
Medusa est une plateforme de commerce dont le cœur est publié sous licence MIT, selon son dépôt officiel (une édition entreprise demande un accord commercial). Sa documentation la présente comme une plateforme de commerce accompagnée d’un cadre pour construire des fonctions sur mesure, et recommande son offre hébergée, Medusa Cloud, pour la mise en production. L’auto-hébergement reste possible, et la page qui compare Medusa Cloud et l’auto-hébergement dit ce qui vous revient alors : la configuration des serveurs, la montée en charge, la surveillance, les sauvegardes. Pas de licence à payer pour le cœur, donc, mais pas de boutique prête à l’emploi non plus : la vitrine, les intégrations et l’exploitation sont à construire.
Le calcul sur trois ans
Comparer un abonnement à une licence nulle ne veut rien dire. Il faut deux coûts complets, sur la même durée. C’est la même méthode que pour sortir d’un SaaS en calculant le coût sur 3 ans, appliquée au commerce.
Côté Shopify, sur 36 mois :
- l’abonnement du forfait dont vous avez réellement besoin ;
- les applications payantes indispensables (avis clients, abonnements, traduction, etc.) ;
- les frais de transaction si vous n’utilisez pas Shopify Payments, calculés sur votre chiffre d’affaires prévu ;
- le développement du thème et des adaptations ;
- les évolutions annuelles.
Côté open source, sur 36 mois :
- le développement initial : vitrine, tunnel de commande, intégrations de paiement, de livraison, de l’ERP ;
- l’hébergement (serveurs, base de données, stockage des images, ou l’offre hébergée de l’éditeur) ;
- l’exploitation : mises à jour de sécurité, surveillance, sauvegardes, réponse aux incidents, en heures par mois multipliées par un coût horaire réel ;
- les évolutions, qui sont toutes à développer ;
- les frais du prestataire de paiement, que vous payez de toute façon.
Le piège classique est de comparer l’abonnement Shopify au seul coût d’hébergement de l’open source. Chiffrez d’abord le développement initial et l’exploitation, en heures réelles : sans elles, la colonne open source ne veut rien dire.
Quand Shopify l’emporte
- Catalogue de quelques dizaines à quelques milliers de produits, vente aux particuliers.
- Pas d’équipe technique interne, ou pas envie d’en financer une.
- Besoin de lancer vite et de se concentrer sur le marketing et le produit.
- Parcours d’achat standard : panier, paiement, livraison.
Dans ce cas, le temps gagné sur l’exploitation pèse en général plus lourd que l’abonnement et les commissions : faites le calcul pour le vérifier.
Quand l’open source se justifie
- B2B avec des règles commerciales qui dépassent ce que propose votre forfait Shopify : prix négociés par client, devis, conditions de paiement, commandes récurrentes, catalogue différent selon le client.
- Intégration profonde à un ERP ou à un système existant, qui doit rester la source de vérité des stocks et des prix.
- Parcours très spécifiques : configuration de produit, marketplace avec plusieurs vendeurs, vente mêlée à un service.
- Volume où les commissions et applications deviennent un poste majeur, à vérifier par le calcul et non au jugé.
- Exigence forte de maîtrise des données ou de l’hébergement.
Et, dans tous les cas, une équipe pour exploiter : interne, ou prestataire engagé dans la durée.
Les questions à poser avant de migrer
- Qu’est-ce que la plateforme actuelle vous empêche de faire, concrètement ? Si la réponse tient en « c’est un peu cher », refaites le calcul complet avant tout.
- Qui exploitera la boutique dans trois ans ? Un projet open source sans équipe derrière vieillit mal.
- Que deviennent les adresses de vos pages produit ? Une migration de plateforme est aussi une migration d’URL, avec les mêmes risques pour le référencement qu’une refonte.
- Vos données produit sont-elles propres ? Une migration est le bon moment pour les nettoyer, et le mauvais moment pour découvrir qu’elles ne le sont pas. Nous détaillons ce que doit contenir un catalogue dans notre guide pour une boutique prête pour Google Shopping et les marketplaces.
Les limites honnêtes
Nous ne publions pas ici de chiffre de type « X % de conversion en plus après migration » : les cas de migration annoncés par les éditeurs et les intégrateurs ne sont pas comparables entre eux, et nous n’avons pas de mesure avant/après à publier. La seule comparaison qui vaille est votre propre calcul, avec vos volumes et vos coûts.
Et l’inverse existe aussi : une boutique sur mesure devenue trop lourde à maintenir gagne parfois à revenir sur une plateforme hébergée.
Par où commencer
Faites le calcul sur trois ans avec vos propres chiffres : votre forfait réel, vos applications, vos volumes, et pour l’open source, le développement et l’exploitation en heures. Si la réponse est « ne changez rien », c’est une bonne nouvelle. Si vous lancez ou refaites une boutique, notre accompagnement e-commerce commence par un point sur votre catalogue, votre trafic et votre site, avant de choisir entre Shopify et Medusa. Les autres décisions d’une boutique sont rassemblées dans notre rubrique e-commerce.
Questions fréquentes
Medusa est-il une bonne alternative à Shopify ?
Pour une équipe technique dont les besoins sortent du cadre standard, oui : le cœur est open source et tout peut se développer sur mesure. Pour une PME sans développeur, rarement : vous troquez un abonnement contre un projet à faire vivre, avec ses mises à jour, sa surveillance et ses sauvegardes. L’offre hébergée de l’éditeur, Medusa Cloud, allège l’exploitation, pas le développement.
Shopify convient-il au B2B ?
Pour une partie des besoins. En octobre 2026, la page de tarifs mentionnait Shopify B2B sur tous les forfaits, avec jusqu’à 3 catalogues sur Basic, Grow et Advanced, et des catalogues illimités sur Plus. Avant de conclure, vérifiez que ces fonctions couvrent vos règles réelles : prix par client, devis, conditions de paiement, commandes récurrentes.
Combien coûte un site Shopify en France ?
L’abonnement n’est qu’une partie du coût. Comptez le forfait, affiché en dollars américains sur la page de tarifs consultée en octobre 2026, les applications payantes, les frais de transaction si vous n’utilisez pas Shopify Payments, puis le thème et les adaptations. Vérifiez la devise et les conditions qui s’appliquent à votre compte le jour de votre calcul.
Jim · fondateur de Brain Plus AI
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