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Beaucoup de cahiers des charges ERP sont des listes de fonctions recopiées depuis les brochures des éditeurs : « gestion des stocks multi-entrepôts », « tableaux de bord personnalisables ». Tous les ERP cochent ces cases. Le document ne dit rien de ce qui rend votre entreprise particulière, et c’est pourtant là que les projets se jouent.
En bref
Décrivez des flux et des règles, pas des fonctions.
Visez une quinzaine de pages, lisibles par la direction et par les équipes.
Listez ce qui reste hors périmètre : c’est ce qui protège le budget.
Donnez des volumes réels et des critères d’acceptation testables.
Le plan en sept sections
- Le contexte
Activité, effectif, sociétés, sites, outils en place.
- Les flux
Du premier contact au paiement, et de la commande fournisseur à la réception.
- Les règles métier
Ce qui ne se négocie pas.
- Les données
Ce qu’on reprend, d’où, et dans quel état.
- Les intégrations
Les outils qui restent et ce qu’ils échangent.
- Les volumes
Utilisateurs, pièces par mois, références, entrepôts.
- L’acceptation
Les scénarios qui prouvent que c’est fini.
1. Le contexte
Une page suffit. Qui êtes-vous, combien de personnes vont se connecter, dans combien de sociétés et de pays, avec quels outils aujourd’hui ? Ajoutez la raison du projet, en une phrase mesurable : « réduire la clôture mensuelle de cinq jours à deux », « arrêter les ressaisies entre le CRM et la facturation ». Les mesures de Quand passer à un ERP servent ici.
2. Les flux
C’est la section qui compte le plus. Pour chaque flux, écrivez les étapes, qui les fait et quelle pièce en sort. Par exemple : le commercial fait le devis, l’administration des ventes le transforme en commande après acompte, l’entrepôt prépare, la livraison déclenche la facture. Un schéma simple vaut mieux qu’un long texte.
Décrivez le flux tel qu’il devrait être, pas tel qu’il est avec ses contournements. Le projet ERP est le bon moment pour supprimer une étape inutile.
3. Les règles métier
Les remises autorisées par niveau, les conditions de paiement par type de client, la gestion des lots ou des numéros de série, les validations obligatoires au-delà d’un montant. Ce sont ces règles qui distinguent un paramétrage d’un développement. Notez pour chacune si elle est légale, contractuelle ou simplement une habitude : seules les deux premières sont vraiment non négociables.
4. Les données
Listez les données à reprendre (clients, fournisseurs, articles, tarifs, stocks, factures ouvertes, historique) et leur source. Soyez honnête sur leur état : doublons, champs vides, codes incohérents. La reprise des données est souvent le poste le plus sous-estimé.
5. Les intégrations
Quels outils restent ? Le logiciel de l’expert-comptable, la boutique en ligne, l’outil de paie, la banque. Pour chacun, dites ce qui doit circuler, dans quel sens et à quelle fréquence. Voir Connecter un ERP aux outils déjà en place.
6. Les volumes
Nombre d’utilisateurs par rôle, de devis, commandes et factures par mois, de références articles, d’entrepôts. Ces chiffres dimensionnent l’hébergement et le coût de licence. Ils évitent aussi les mauvaises surprises : un import de 50 000 références ne se traite pas comme un import de 500.
7. L’acceptation
Écrivez cinq à dix scénarios de bout en bout : « un client grand compte commande 200 pièces dont 50 en rupture ; la commande est partiellement livrée ; la facture porte uniquement le livré ». Le projet est fini quand ces scénarios passent. C’est la meilleure protection contre un projet qui ne se termine jamais.
Ce qu’il faut écrire en plus : le hors périmètre
Une liste explicite de ce que le projet ne fait pas : la paie, la fabrication, le site marchand, une deuxième société. Elle protège le budget et la date. Un périmètre qui grossit en cours de route est la première cause d’échec, détaillée dans Pourquoi un projet ERP échoue.
Pour s’inspirer des processus standard d’un ERP, la documentation d’Odoo décrit flux par flux ce que font les applications.
Le faire valider
Un cahier des charges n’a de valeur que s’il est validé par ceux qui vivent les flux. Faites relire chaque section par le responsable du service concerné, puis l’ensemble par la direction, et notez les désaccords plutôt que de les lisser : ce sont eux que le cadrage doit trancher. Le guide complet de l’ERP replace ce document dans l’ensemble du projet. Le cadrage de notre offre CRM et ERP produit ce document avec vous, en quelques ateliers, avant de proposer un outil et un prix fixe.
Questions fréquentes
Faut-il un consultant pour rédiger le cahier des charges ?
Pas forcément. Les personnes qui vivent les flux sont les mieux placées pour les décrire. Un regard extérieur aide surtout à séparer les vraies règles métier des habitudes et à poser les bonnes questions sur les volumes et les intégrations. Le cadrage de notre offre sert exactement à cela.
Doit-on choisir le logiciel avant d’écrire le cahier des charges ?
Non, c’est l’inverse. Le cahier des charges sert à comparer les logiciels sur votre réalité. Choisir l’outil d’abord revient à adapter l’entreprise à une démonstration, et à découvrir les écarts pendant le projet, au moment où ils coûtent le plus cher.
Quelle longueur viser ?
Une quinzaine de pages, schémas compris. Au-delà, personne ne relit le document en entier, et les contradictions passent inaperçues. Mieux vaut un document court que la direction et les équipes ont vraiment validé qu’un document exhaustif que personne n’a lu.
Sources
Jim · fondateur de Brain Plus AI
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