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Dans beaucoup d’entreprises, un achat commence par un mail (« tu peux commander des cartons ? »), continue par un devis en pièce jointe et se termine par une facture que la comptabilité saisit sans savoir si la marchandise est arrivée. Personne ne voit les engagements en cours, et la trésorerie découvre les dépenses à leur échéance.
En bref
Un circuit unique : demande, validation, commande, réception, facture, paiement.
Des seuils de validation selon le montant, écrits une fois pour toutes.
Le rapprochement en trois points : commande, réception et facture doivent concorder.
Les engagements en cours deviennent visibles avant l’échéance.
Les prix fournisseurs vivent dans l’ERP et alimentent la marge.
Le circuit d’un achat
- La demande
La personne qui a besoin saisit ce qu’elle veut, pour quand, pour quel projet.
- La validation
Selon le montant, le responsable ou la direction valide.
- La commande
L’acheteur choisit le fournisseur et envoie la commande depuis l’ERP.
- La réception
L’entrepôt ou le demandeur confirme ce qui est arrivé.
- La facture
Elle est rapprochée de la commande et de la réception.
- Le paiement
Il part à l’échéance, une fois la facture validée.
Chaque étape laisse une pièce. À tout moment, on sait ce qui est commandé, ce qui est reçu, ce qui reste à payer. La documentation d’Odoo sur les achats décrit ce circuit, et Dolibarr propose le même enchaînement avec ses modules de commandes et factures fournisseurs.
Les seuils de validation
Une règle simple, écrite au cadrage : en dessous d’un certain montant, le responsable d’équipe valide ; au-dessus, la direction. Le seuil dépend de la taille de l’entreprise et de ses habitudes. Ce qui compte, c’est qu’il soit écrit dans l’outil plutôt que dans les têtes. Un achat qui dépasse le seuil ne peut pas partir sans la validation, et la personne qui valide le fait depuis son téléphone en quelques secondes.
Le rapprochement en trois points
C’est la règle qui protège le plus la trésorerie. Une facture fournisseur n’est validée que si elle correspond à la commande (le prix et la quantité convenus) et à la réception (la quantité réellement arrivée). Les écarts sont signalés, et seuls eux demandent une vérification.
Sans rapprochement
Chaque facture vérifiée à la main, ou pas du tout
Une livraison partielle facturée en entier passe
Un prix augmenté sans accord passe
Avec rapprochement en trois points
Seuls les écarts demandent une vérification
La facture porte ce qui a été reçu
Le prix convenu fait foi
La lecture automatique des factures fournisseurs accélère encore ce circuit : nous la détaillons dans Factures fournisseurs : automatiser lecture et rapprochement. Avec la facture électronique obligatoire, une part croissante de ces factures arrivera déjà structurée.
Les engagements visibles
Une commande validée est un engagement, même si la facture n’est pas encore arrivée. L’ERP les additionne : la direction voit ce qui va sortir dans les semaines qui viennent, par fournisseur et par projet. C’est l’une des briques de la trésorerie prévisionnelle, et souvent celle qui manquait le plus.
Les prix fournisseurs
Les prix d’achat négociés vivent dans l’ERP, par fournisseur, avec leurs quantités minimales et leurs délais. Ils servent deux fois : l’acheteur commande au bon prix, et la marge de chaque vente se calcule sur le vrai coût. Une hausse de prix fournisseur se voit tout de suite dans les marges, au lieu d’être découverte à la clôture. Pour les articles stockés, le réapprovisionnement décrit dans Gestion des stocks dans un ERP propose les commandes à passer.
Les achats hors stock
Prestations, abonnements, frais généraux : ils suivent le même circuit, sans réception physique. La réception devient une confirmation que le service a été rendu. C’est souvent là que se cachent les abonnements oubliés, qui apparaissent dès qu’on liste les engagements récurrents.
Par où commencer
Commencez par le circuit le plus fréquent, souvent les achats de marchandises ou de fournitures, avec un seul seuil de validation. Ajoutez le rapprochement en trois points une fois les réceptions saisies systématiquement. Les achats de services et les abonnements suivent. Le guide complet de l’ERP place les achats dans l’ordre des lots du projet, et notre offre CRM et ERP inclut le paramétrage des seuils et du rapprochement.
Questions fréquentes
Faut-il une demande d’achat pour chaque dépense ?
Non. Pour les petites dépenses récurrentes, une note de frais ou une carte de paiement d’entreprise suffit. La demande d’achat se justifie au-delà d’un montant, ou pour tout ce qui doit être réceptionné. Le seuil s’écrit au cadrage, pour éviter que le circuit devienne une contrainte sur les achats courants.
Que faire quand une livraison est partielle ?
L’ERP enregistre la quantité reçue, et la commande reste ouverte pour le reliquat. La facture du fournisseur doit correspondre au reçu ; si elle porte la totalité, le rapprochement la signale. On peut ensuite attendre le reliquat ou clore la commande, selon l’accord avec le fournisseur.
Les fournisseurs doivent-ils utiliser un portail ?
Ce n’est pas obligatoire. Les commandes partent par mail depuis l’ERP, et les factures arrivent par mail ou par la plateforme de facturation électronique. Un portail fournisseur devient utile quand les échanges sont nombreux, par exemple pour confirmer des dates de livraison sans multiplier les appels.
Sources
Jim · fondateur de Brain Plus AI
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