Sommaire8
- 01Ce que fait le mode Consentement
- 02Mode de base ou mode avancé ?
- 03Les conversions modélisées : ce qu’elles valent
- 04Chez Microsoft, la même logique, appliquée d’office
- 05Ce que le mode Consentement ne règle pas
- 06Vérifier que le réglage fonctionne
- 07Le mode Consentement dans le reste de vos campagnes
- 08Questions fréquentes
Un visiteur arrive par une annonce, refuse les cookies, puis envoie une demande. Pour la régie, cette demande n’existe pas : la balise n’a pas eu le droit de la rattacher au clic. Multipliez par chaque refus, et vos campagnes pilotent sur une partie seulement de ce qu’elles produisent. Le mode Consentement de Google (Consent Mode en anglais) est la réponse technique à ce trou : il transmet le choix du visiteur aux balises, et permet à Google d’estimer une part de ce qui manque. Cet article l’explique sans jargon, avec ses limites ; il complète nos guides de publicité en ligne.
En bref
Le mode Consentement ne recueille pas le consentement : il transmet aux balises le choix fait dans votre bandeau.
Pour le trafic de l’Espace économique européen, Google demande de recueillir le consentement et de lui transmettre ces signaux.
En mode de base, rien ne part sans accord ; en mode avancé, des signaux sans cookie partent avant le choix.
Les conversions modélisées sont des estimations, et Google pose un seuil de 700 clics sur 7 jours pour les produire.
Microsoft applique son propre mode Consentement en Europe : sans signal d’accord, les conversions se perdent.
Ce que fait le mode Consentement
Définition
Mode Consentement
Un réglage des balises de Google qui leur communique l’état du consentement du visiteur (accepté ou refusé, poste par poste) et adapte leur comportement à ce choix.
La page d’aide de Google insiste sur un point qu’on oublie souvent :
La page d’aide de Google Ads sur le mode Consentement : il communique l’état du consentement aux balises, mais ne fournit ni bannière ni widget. Capturée le 19 octobre 2026.
Le bandeau reste donc à votre charge, avec ses règles. En France, la CNIL rappelle qu’un traceur publicitaire ne se dépose ou ne se lit qu’après un consentement préalable. Le mode Consentement intervient après : il dit aux balises ce que le visiteur a répondu.
Les quatre signaux, en clair
La documentation de Google décrit plusieurs types de consentement. Quatre comptent pour la publicité et la mesure :
- ad_storage : le droit de stocker des cookies ou identifiants liés à la publicité ;
- ad_user_data : le droit d’envoyer à Google des données sur l’utilisateur à des fins publicitaires ;
- ad_personalization : le droit de personnaliser la publicité, reciblage compris ;
- analytics_storage : le droit de stocker des cookies liés à la mesure d’audience.
Les deux signaux du milieu sont ceux de la deuxième version du mode Consentement. Google indique que pour utiliser la personnalisation des annonces, les annonceurs doivent recueillir le consentement des utilisateurs de l’Espace économique européen et lui partager ces signaux ; depuis mars 2024, une implémentation de première version y voit sa valeur ad_storage reprise une fois dans ad_user_data.
Mode de base ou mode avancé ?
C’est le seul vrai choix à faire, et il engage à la fois votre mesure et votre conformité.
Mode de base
Les balises ne se chargent pas avant que le visiteur réponde au bandeau
En cas de refus, aucune donnée ne part vers Google
Les conversions perdues sont estimées par un modèle général
Mode avancé
Les balises se chargent dès l’arrivée, consentement refusé par défaut
En cas de refus, elles envoient des signaux sans cookie
Les conversions perdues sont estimées par un modèle propre à l’annonceur
Le mode avancé mesure mieux, puisque Google reçoit quelque chose même après un refus. Le mode de base est le plus simple à défendre, puisque rien ne part sans accord. Envoyer des signaux, même sans cookie, avant le choix du visiteur est une décision de conformité autant que de mesure : prenez-la avec la personne qui porte votre conformité, pas seulement avec votre prestataire publicitaire.
Les conversions modélisées : ce qu’elles valent
Quand un visiteur refuse, Google ne voit pas sa conversion. Il peut en revanche l’estimer, à partir de ce qu’il observe chez les visiteurs qui ont accepté. Ces estimations ont deux propriétés à connaître.
D’abord, elles ne sont pas produites pour tout le monde. Les critères d’éligibilité de Google posent un seuil de volume :
sur les annonces, sur une période de sept jours, par pays et par groupe de domaines, pour être éligible
de conversions en moins seulement, dans l’exemple de Google où un visiteur sur deux refuse : ceux qui refusent convertissent moins souvent
Le seuil dit beaucoup pour une PME B2B : un compte qui achète quelques dizaines de clics par jour ne l’atteint pas, et ses conversions refusées ne sont tout simplement pas estimées. L’exemple de Google rappelle, lui, qu’un taux de refus ne se traduit pas mécaniquement en conversions perdues. Comptez enfin au moins sept jours complets après la mise en place avant d’en voir l’effet dans les rapports.
Ensuite, quand elles existent, elles se mélangent aux autres : Google les affiche dans la colonne « Conversions », sans les séparer, et s’en sert aussi pour les enchères. Un tableau de bord publicitaire mêle donc des demandes comptées et des demandes estimées. Présentez-les comme telles, et gardez votre propre compte des demandes réellement reçues.
Chez Microsoft, la même logique, appliquée d’office
Microsoft Advertising a son propre mode Consentement pour sa balise de suivi. Sa page d’aide distingue aussi un mode de base et un mode avancé, et précise un point décisif : dans l’Espace économique européen, au Royaume-Uni et en Suisse, Microsoft applique le mode consentement, la valeur par défaut y est « refusé », et les conversions se perdent si le signal d’accord n’est pas transmis quand le visiteur accepte. Si vous ajoutez Microsoft Ads à vos campagnes, votre bandeau doit parler aux deux balises.
Ce que le mode Consentement ne règle pas
La mesure de votre propre site
Le mode Consentement sert les régies. Pour savoir ce qui se passe sur votre site, refus compris, la CNIL admet que certains outils de mesure d’audience soient exemptés de consentement, sous conditions. Sur Palmora Property, un site d’annonces immobilières que nous accompagnons, Matomo installé sans cookie, donc sans bannière de consentement, a demandé environ trois heures, là où l’alternative empilait GA4, un gestionnaire de consentement, le mode Consentement et un conteneur de balises.
Les ventes signées
Un formulaire envoyé n’est pas une vente. Les étapes du CRM (demande qualifiée, devis, contrat) se renvoient à la régie par un import de conversions hors ligne, décrit dans notre guide pour remonter les ventes du CRM vers Google Ads. Ce circuit a ses propres règles de consentement, détaillées dans le guide : il ne dispense pas du bandeau.
La provenance des demandes
Sur ce site, depuis le 18 octobre 2026, chaque demande envoyée par le formulaire part avec les paramètres de campagne, la page d’arrivée et le site d’origine de la visite, gardés le temps de l’onglet sans cookie. Une demande venue d’une annonce se reconnaît ainsi dans nos propres données, quel que soit le choix fait dans le bandeau, sans rien envoyer à une régie.
Vérifier que le réglage fonctionne
- Tester le bandeau.
Accepter, refuser, changer d’avis : chaque choix doit atteindre les balises.
- Lire le signal transmis.
L’assistant de balise de chaque régie montre l’état envoyé à chaque événement ; chez Microsoft, un statut de consentement par balise apparaît dans le tableau de bord.
- Comparer avec vos demandes.
Les conversions de la régie face aux demandes réellement reçues, chaque mois.
- Décider du mode.
De base ou avancé, avec la personne qui porte votre conformité.
Le mode Consentement dans le reste de vos campagnes
- Le reciblage se réduit aux visiteurs qui ont accepté : ce qui reste possible sans cookies tiers.
- Le coût d’acquisition se calcule sur les ventes, pas sur des conversions estimées : le calculer jusqu’à la vente.
- Les enchères automatiques apprennent de ce qu’elles voient : le budget minimum qui donne un signal et ce que Performance Max cache.
- Un test d’annonces perd des conversions de la même façon des deux côtés : combien de clics avant de conclure.
- Les autres régies ont leurs propres balises et leur propre consentement : Google Ads ou Meta, LinkedIn Ads, les réseaux sociaux, YouTube.
- La page d’arrivée ne doit pas cacher son contenu derrière le bandeau : pourquoi la pub n’est jamais le seul problème.
- Une campagne locale se mesure surtout en appels : attirer dans un rayon de 20 km.
- Les recherches inutiles faussent la mesure autant que les refus : les mots-clés négatifs.
- Une agence doit dire qui règle le consentement et qui en répond : ce qu’un mandat doit contenir.
- Le choix entre annonces et référencement dépend aussi de ce qu’on peut mesurer : SEO ou SEA.
- Les nouveaux emplacements dans les réponses des IA se mesurent par votre site : ce qu’on en sait ; et les visuels générés y ont leurs propres obligations (publicité et IA, IA et désinformation).
Pour remettre à plat le bandeau, les signaux transmis aux régies et la mesure des ventes, notre offre de marketing digital commence par l’état des lieux de vos données.
Questions fréquentes
Le mode Consentement est-il obligatoire ?
Google demande aux annonceurs qui ont du trafic dans l’Espace économique européen de recueillir le consentement et de lui transmettre les signaux pour utiliser la personnalisation des annonces. Le mode Consentement est la façon de transmettre ces signaux à ses balises. Sans eux, Google ne peut pas utiliser les données de ces visiteurs pour personnaliser les annonces, et Microsoft considère par défaut qu’ils ont refusé.
Le mode Consentement remplace-t-il un bandeau de cookies ?
Non. Google l’écrit : le mode Consentement ne fournit ni bannière ni widget. Il lit le choix fait dans votre bandeau et le transmet aux balises. Le bandeau, sa clarté, la facilité du refus et la preuve du consentement restent à votre charge, selon les règles rappelées par la CNIL.
Quelle différence entre le mode de base et le mode avancé ?
En mode de base, les balises ne se chargent qu’après la réponse du visiteur, et rien ne part s’il refuse. En mode avancé, elles se chargent dès l’arrivée et envoient des signaux sans cookie en cas de refus, ce qui permet une estimation plus fine des conversions perdues. Le choix engage votre conformité, pas seulement votre mesure.
Les conversions modélisées sont-elles fiables ?
Ce sont des estimations, et Google les mêle aux conversions observées dans la même colonne. Elles ne sont produites qu’au-delà d’un seuil de 700 clics sur sept jours par pays et par groupe de domaines, que beaucoup de PME n’atteignent pas. Gardez votre propre compte des demandes reçues pour les comparer.
Sources
- Aide Google Ads, à propos du mode Consentement (nouvel onglet)support.google.com
- CNIL, Cookies et traceurs : que dit la loi ? (nouvel onglet)cnil.fr
- Google pour les développeurs, mode Consentement (nouvel onglet)developers.google.com
- Aide Google Tag Manager, mappage du paramètre ad_user_data (nouvel onglet)support.google.com
- Aide Google Ads, à propos de la modélisation des conversions du mode Consentement (nouvel onglet)support.google.com
- Microsoft Advertising, configuration du suivi des conversions pour le mode consentement (nouvel onglet)learn.microsoft.com
- CNIL, cookies : solutions pour les outils de mesure d’audience (nouvel onglet)cnil.fr
Google pour les développeurs, mode Consentement
Lire sur developers.google.com(nouvel onglet)Aide Google Tag Manager, mappage du paramètre ad_user_data
Lire sur support.google.com(nouvel onglet)Aide Google Ads, à propos de la modélisation des conversions du mode Consentement
Lire sur support.google.com(nouvel onglet)Microsoft Advertising, configuration du suivi des conversions pour le mode consentement
Lire sur learn.microsoft.com(nouvel onglet)CNIL, cookies : solutions pour les outils de mesure d’audience
Lire sur cnil.fr(nouvel onglet)Jim · fondateur de Brain Plus AI
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