Sommaire8
- 01Payer une visite qui serait venue seule
- 02Ce que mesurent les études de Google
- 03La revue de chaque semaine : croiser les deux listes
- 04Tester requête par requête avant de couper
- 05La marque : le cas où l’on garde souvent l’annonce
- 06Les annonces choisissent les pages SEO à écrire
- 07Par où commencer
- 08Questions fréquentes
En bref
Une annonce affichée au-dessus de votre propre premier résultat naturel n’est pas forcément de l’argent perdu : une partie de ses clics ne serait pas venue sans elle.
La règle n’est donc pas « couper l’annonce dès qu’on est premier », mais « tester requête par requête, et mesurer ».
Les annonces servent aussi de banc d’essai : les requêtes qui y signent des clients désignent les pages SEO à écrire.
Payer une visite qui serait venue seule
Dans beaucoup d’entreprises, le référencement naturel et la publicité vivent dans deux mondes, l’un regardant les positions, l’autre le coût par clic. Personne ne pose la question qui les relie : sur cette requête, avons-nous besoin de payer ?
Si votre site est premier en naturel sur une recherche et que votre annonce s’affiche juste au-dessus, une partie des visiteurs de l’annonce auraient cliqué sur votre résultat naturel : ces clics-là, vous les payez pour rien. À l’inverse, sur les requêtes où vous êtes absent de la première page, l’annonce est souvent votre seule présence : c’est là que chaque euro travaille.
Le principe : payer là où vous êtes absent, et ne pas payer à l’aveugle là où vous êtes déjà présent. Toute la difficulté est dans le « à l’aveugle ».
Ce que mesurent les études de Google
Définition
Un clic incrémental
Un clic sur l’annonce qui n’aurait pas eu lieu sans elle : si l’annonce disparaît, ce visiteur ne passe pas non plus par votre résultat naturel.
Google a étudié la question en observant des annonceurs qui avaient mis leurs campagnes en pause. Sa première publication, en juillet 2011, portait sur plus de 400 de ces études de pause et concluait qu’en moyenne, 89 % des clics d’annonce n’étaient pas remplacés par des clics naturels quand les annonces s’arrêtaient. Une mise à jour de mars 2012, sur plus de 5 300 cas, ramenait ce chiffre à 85 % pour les campagnes en pause.
La même année, une seconde analyse a regardé ce qui change selon la position naturelle de l’annonceur sur la même recherche. C’est elle qui répond à notre question :
des clics d’annonce restent incrémentaux quand l’annonceur est premier en naturel
quand il est entre la deuxième et la quatrième place
quand il est cinquième ou plus bas
Deux lectures honnêtes. D’abord, la cannibalisation existe, mais elle n’est pas totale. Calcul : sur 1 000 clics d’annonce payés sur une requête où vous êtes premier, la moyenne de l’étude dit qu’environ 500 seraient arrivés sans annonce. Ensuite, ce sont des moyennes : les auteurs préviennent que les résultats d’un annonceur peuvent s’en écarter, que l’étude mesure des clics et non des ventes, et recommandent des expériences contrôlées. Elles datent aussi de 2011 et 2012, avant les Aperçus IA.
À retenir
Ces études justifient de tester, pas de couper. Elles disent que la réponse varie, et que seule votre mesure la donne pour vos requêtes.
La revue de chaque semaine : croiser les deux listes
Le croisement part de deux listes que vous avez déjà : vos positions naturelles et les requêtes qui déclenchent vos annonces. Google Ads le facilite par son rapport « Résultats naturels et payants », qui met côte à côte, par requête, vos statistiques d’annonces textuelles et celles de vos résultats naturels, une fois la Search Console associée au compte. Deux limites à connaître : il ne compte que les annonces textuelles, pas Shopping, et les réglages de zone de vos annonces ne s’appliquent pas aux résultats naturels. Pour savoir où vous êtes vraiment premier, ville par ville, il faut un suivi des positions par zone, pas une moyenne nationale.
Chaque semaine, chaque requête importante tombe dans l’une de ces quatre cases :
- Absent en naturel, la requête vend.
On achète, et on soigne l’annonce : c’est là que la publicité rapporte le plus.
- Premier en naturel, annonce active.
Candidate à un test de coupure, sauf sur votre marque (voir plus bas).
- Présent en naturel, sans annonce.
On ne touche à rien, et on surveille la position.
- L’annonce signe des clients, aucune page ne répond à la requête.
C’est une page SEO à écrire.
La quatrième case transforme la publicité en étude de marché : les requêtes qui amènent des demandes qualifiées, mesurées jusqu’à la vente comme le détaille notre guide pour remonter les ventes du CRM vers Google Ads, sont celles où une page naturelle aura le plus de valeur.
Tester requête par requête avant de couper
Couper toutes les annonces sur les requêtes où l’on est premier, en une fois, revient à parier sur une moyenne. Le test se fait requête par requête, sur une durée fixe :
Le test de coupure d’une annonce
- Choisir
Une requête où vous êtes premier en naturel, avec assez de volume pour mesurer.
- Relever
Clics naturels, clics payants et demandes sur plusieurs semaines.
- Couper
L’annonce sur cette requête seule, en l’excluant pour qu’une autre campagne ne la reprenne pas.
- Comparer
Le total des clics et des demandes, pas les seuls clics naturels.
Si le total tient, le budget part vers une requête de la première case. S’il baisse, on réactive l’annonce. Pour écarter l’effet d’une saison ou d’une actualité, comparez avec la même période sur une zone où l’annonce reste active : c’est le principe des expériences par zone que recommandent les auteurs des études.
Attention
Comparer les clics naturels seuls
Après une coupure, les clics naturels montent souvent un peu, car une partie des visiteurs de l’annonce s’y reportent. Conclure sur ce seul chiffre oublie ceux qui ne se sont pas reportés. Seul le total, demandes comprises, dit si la coupure vous coûte.
La marque : le cas où l’on garde souvent l’annonce
Votre nom de marque est la requête où vous êtes le plus souvent premier en naturel, donc la première qu’on a envie de couper. C’est aussi celle où un concurrent peut se placer au-dessus de vous : la politique de Google sur les marques ne restreint pas l’achat du nom d’une marque comme mot clé. Couper l’annonce de marque, c’est parfois laisser la première ligne de la page à quelqu’un d’autre.
La question devient « qui prend la place si je pars ? ». La revue hebdomadaire regarde donc quelles annonces concurrentes apparaissent sur votre nom : si personne n’enchérit, un test de coupure se défend ; si un concurrent est là, l’annonce de marque protège un trafic qui vous revient.
Les annonces choisissent les pages SEO à écrire
Le référencement met des mois à répondre, une campagne quelques jours. Utilisez cet écart : quand une requête signe en annonce et qu’aucune de vos pages ne lui répond, écrivez la page, puis réduisez l’annonce à mesure que la page monte, avec le même test que plus haut.
Quand ces requêtes se ressemblent (un service décliné par ville), la réponse peut être une série de pages générées depuis vos données, si chacune apporte une information réelle : voir quand le SEO programmatique marche, et quand il nuit.
Nous appliquons cette discipline de lecture à notre propre site : notre moteur SEO lit sa Search Console et range chaque requête visée en invisible, vue, à portée ou active. C’est la première moitié du croisement : la liste des requêtes payantes vient s’y poser.
Par où commencer
Exportez le rapport « Résultats naturels et payants », triez par dépense, et regardez les dix requêtes qui coûtent le plus : combien sont des requêtes où vous êtes déjà premier ? Si vous en êtes au choix de la plateforme, commencez par Google Ads ou Meta en B2B.
Pour faire tourner ce croisement chaque semaine, notre offre Google Ads programmatique ajuste les recherches et les budgets en continu, sur un compte qui reste à votre nom. Et si vous voulez que la publicité, le SEO et le CRM se parlent d’un bloc, c’est l’objet du marketing digital d’un bloc.
Questions fréquentes
Si je suis premier en naturel, l’annonce est-elle inutile ?
Pas forcément. Dans l’analyse de Google publiée en 2012, la moitié des clics d’annonce restaient incrémentaux en moyenne quand l’annonceur était premier en naturel : ces visiteurs ne seraient pas venus sans l’annonce. C’est une moyenne ancienne, mesurée en clics et non en ventes. Seul un test sur votre requête, comparé au total des demandes, dit ce qu’il en est chez vous.
Combien de temps doit durer un test de coupure ?
Assez pour couvrir un cycle normal de demandes sur la requête, avec une durée fixée d’avance pour ne pas arrêter le test au premier chiffre qui arrange. Une semaine de bruit ne prouve rien, dans un sens comme dans l’autre. Plus la requête a de volume, plus vite l’écart devient lisible ; sur une requête rare, le test dure plus longtemps.
Payer Google Ads améliore-t-il mon référencement naturel ?
Non. L’aide de Google Ads le rappelle dans la présentation du rapport « Résultats naturels et payants » : votre budget publicitaire n’influence pas votre classement naturel. Les deux canaux se renforcent par les données qu’ils partagent, les requêtes qui vendent et les pages qui manquent, pas par le classement.
Faut-il couper l’annonce sur ma marque ?
Seulement après un test, et seulement si aucun concurrent n’enchérit sur votre nom. Sinon, l’annonce garde la première ligne de la page pour vous, sur la recherche de quelqu’un qui vous cherchait déjà. Revérifiez chaque semaine : un concurrent peut commencer à enchérir sur votre marque à tout moment.
Sources
- Google Research, Studies Show Search Ads Drive 89% Incremental Traffic, 21 juillet 2011 (nouvel onglet)research.google
- Google Research, Search Ads Pause Studies Update, 12 mars 2012 (nouvel onglet)research.google
- Rapport « Résultats naturels et payants » (nouvel onglet)support.google.com
- Politique de Google sur les marques (nouvel onglet)support.google.com
Google Research, Studies Show Search Ads Drive 89% Incremental Traffic, 21 juillet 2011
Lire sur research.google(nouvel onglet)Google Research, Search Ads Pause Studies Update, 12 mars 2012
Lire sur research.google(nouvel onglet)Jim · fondateur de Brain Plus AI
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