Sommaire9
- 01Ce que montre une analyse d’écart
- 02Choisir les bons concurrents : ceux qui prennent vos clics
- 03Lire par marché et par langue
- 04Trier : de mille lignes à une liste courte
- 05Les recherches où l’IA répond déjà valent moins de clics
- 06Ce que l’analyse ne dit pas
- 07Ce que vous obtenez à la fin
- 08Par où commencer
- 09Questions fréquentes
En bref
L’écart se mesure face aux sites qui vous prennent des clics, pas forcément face à vos concurrents commerciaux.
Un écart se lit par marché et par langue : une liste nationale tous pays confondus trompe.
Le tri par intention, puis par adéquation à votre offre, fait passer de mille lignes à une dizaine de pages.
Ce que montre une analyse d’écart
Votre Search Console dit sur quelles recherches votre site apparaît, jamais celles où il est absent : des personnes y cherchent ce que vous vendez, et ce sont vos concurrents qui les reçoivent.
L’analyse d’écart (en anglais, keyword gap) comble ce vide : on compare les recherches où se classent quelques concurrents à celles où se classe votre site, et on garde la différence. Semrush, par exemple, range le résultat en plusieurs familles dans la documentation de son outil Keyword Gap, dont deux servent directement :
Définition
Mots-clés manquants et inexploités
Une recherche est « manquante » quand tous les concurrents comparés s’y classent et pas vous. Elle est « inexploitée » quand au moins l’un d’eux s’y classe et pas vous. La première liste est courte et souvent stratégique, la seconde est longue et demande du tri.
Le tableau brut ne sert à rien tel quel : face à trois concurrents installés, il compte vite des milliers de lignes, dont la plupart ne concernent pas votre métier. Toute la valeur est dans le tri, et c’est ce qu’on attend d’une agence plutôt qu’un export, comme le rappelle notre guide sur ce qu’une agence SEO IA doit livrer.
Choisir les bons concurrents : ceux qui prennent vos clics
C’est l’étape qui décide de tout. Le réflexe est de se comparer à ses concurrents commerciaux, ceux que l’on croise en rendez-vous. Or sur Google, vos vrais concurrents sont les sites qui occupent la place sur vos recherches clés : parfois un concurrent direct, souvent un comparateur, un média spécialisé, un annuaire ou une place de marché.
Prenez une vingtaine de recherches qui mènent à une vente chez vous, tapez-les depuis la zone où sont vos clients, et notez les sites qui reviennent dans les premiers résultats. Les deux ou trois qui reviennent le plus sont ceux à comparer à votre site.
À retenir
Un concurrent de recherche peut ne rien vendre
Un média qui se classe devant vous ne vous prend pas de contrats, mais il prend vos clics. À l’inverse, un concurrent commercial absent de Google n’apprend rien à l’analyse d’écart.
Lire par marché et par langue
Les concurrents qui vous devancent ne sont pas les mêmes à Paris, à Genève ou à Bruxelles, et les mots non plus : voir notre méthode pour construire sa stratégie SEO là où cherchent ses clients.
Les volumes demandent la même vigilance. Selon l’aide de Google Ads sur l’outil de planification des mots clés, le volume affiché est le nombre moyen de recherches d’un mot clé et de ses variantes proches, calculé par défaut sur douze mois, toutes langues confondues, et selon la zone choisie ; la même page précise que les statistiques sont arrondies. Sans choisir la langue, une analyse peut donc mélanger des publics que vous ne servez pas. On en mène une par couple marché et langue : plus de travail au départ, beaucoup moins de pages inutiles à l’arrivée.
Trier : de mille lignes à une liste courte
Le tri se fait toujours dans le même ordre, parce que trier d’abord par volume pousse en tête des recherches génériques qui ne vendent rien.
- Classer par intention.
Achat (« logiciel de paie prix »), comparaison (« X ou Y »), information (« comment calculer »). L’achat et la comparaison passent devant : ils sont plus proches d’une demande de devis.
- Écarter ce qui ne correspond pas à votre offre.
Un concurrent vend peut-être un service que vous ne proposez pas : ses recherches ne sont pas un manque, juste un autre métier.
- Lire le volume comme un ordre de grandeur.
Il sert à départager deux recherches de même intention, pas à décider seul.
- Regarder qui occupe la place.
Une première page tenue par de très gros sites se gagne lentement, une première page faite de pages faibles ou anciennes plus vite.
- Décider : créer ou améliorer.
Une page proche mais mal classée s’améliore ; sans page qui réponde à la recherche, on la crée.
La dernière étape évite de créer une page sur un sujet déjà couvert : deux pages sur la même recherche se font concurrence et le moteur n’en garde qu’une. C’est la règle « une page, une requête » de notre méthode de cocon sémantique, qui dit aussi où placer chaque nouvelle page et vers quelle offre elle doit mener.
Les recherches où l’IA répond déjà valent moins de clics
Sur une partie des recherches, Google affiche désormais un Aperçu IA, un résumé généré qui répond avant les liens. Le Pew Research Center a mesuré ce que cela change sur les clics :
des visites avec un résumé IA ont mené à un clic sur un résultat classique
des visites sans résumé IA ont mené à ce même clic
des recherches commençant par un mot interrogatif ont affiché un résumé
des recherches d’un ou deux mots en ont affiché un
Une recherche manquante formulée en question (« qu’est-ce que », « comment ») a donc plus de chances de déclencher un résumé, et moins de clics à offrir ; une recherche courte, comme le sont souvent les recherches d’achat, en déclenche beaucoup moins. Avant de valider une page, on tape la recherche depuis le marché visé et on regarde si l’Aperçu IA y répond déjà en entier. Comment le vérifier dans votre propre Search Console : ce que les AI Overviews font à votre trafic.
Ce que l’analyse ne dit pas
Attention
Les volumes et les positions des concurrents sont des estimations
Aucun outil n’a accès à la Search Console de vos concurrents. Leurs positions viennent de relevés, leur trafic et les volumes de recherche sont estimés, et Google lui-même arrondit les siens. Deux outils peuvent donner des chiffres différents : on compare des ordres de grandeur, jamais des unités.
Une recherche que tous vos concurrents ont n’est pas non plus forcément à prendre : elle peut être très disputée, coûteuse à gagner pour un gain modeste, ou relever d’une partie de leur métier qui n’est pas la vôtre. L’écart montre où ils sont ; votre offre et vos marges disent où aller. Enfin, l’analyse ne montre que la place prise aujourd’hui, pas les sujets que personne ne couvre encore.
Ce que vous obtenez à la fin
La liste brute de l’outil
Des milliers de recherches, tous marchés et toutes langues confondus
Des sujets qui ne correspondent pas à votre offre
Aucune priorité, sinon le volume
La liste courte, après tri
Une dizaine de pages à créer ou à améliorer, par marché
Chacune avec sa recherche cible, son intention et l’offre vers laquelle elle mène
Un ordre de priorité qui tient compte des Aperçus IA et de la difficulté
Nous avons bâti les cocons de notre propre blog ainsi : une carte des recherches par sujet, puis une page par intention. Notre moteur SEO croise notre Search Console avec un registre de mots-clés écrit, qui dit pour chaque recherche visée si elle est invisible, vue ou à portée. L’analyse d’écart alimente ce registre, elle ne le remplace pas.
Par où commencer
Savoir quelles pages vous manquent face aux concurrents qui se classent devant vous est l’un des livrables de notre audit SEO, avec un plan d’action classé par priorité.
Si vous préparez une nouvelle offre ou l’ouverture d’un pays, l’écart avec les concurrents ne suffit pas : il faut d’abord mesurer la demande. C’est l’objet de notre étude de marché par la recherche, qui livre la carte des recherches regroupées par intention, les concurrents présents et les premières pages à créer. Et pour que ces pages s’écrivent ensuite chaque mois, relues avant publication, c’est le rôle de notre moteur de contenu SEO et GEO.
Questions fréquentes
Combien de concurrents faut-il comparer ?
Deux ou trois par marché, choisis parmi les sites qui se classent devant vous sur vos recherches clés. Au-delà, la liste s’allonge de recherches marginales sans apporter d’idées nouvelles, et le tri prend plus de temps qu’il n’en rapporte. Mieux vaut refaire l’analyse avec d’autres concurrents plus tard que tout comparer d’un coup.
La Search Console suffit-elle pour faire une analyse d’écart ?
Non. Elle montre les recherches où votre site apparaît déjà, avec vos impressions et vos clics réels, mais jamais celles où il est absent, ni les positions des autres sites. Il faut des relevés externes pour voir l’écart, à lire comme des estimations, et la Search Console pour vérifier ensuite ce que vos nouvelles pages rapportent.
À quelle fréquence refaire l’analyse ?
À chaque nouveau marché, nouvelle offre ou refonte du site, et sinon une à deux fois par an. Entre deux analyses, le suivi de vos positions ville par ville montre quels concurrents montent et sur quelles recherches, ce qui dit quand relancer l’exercice.
Faut-il viser les recherches à fort volume en priorité ?
Pas d’abord. Une recherche d’achat à faible volume amène souvent plus de demandes qu’une question très cherchée à laquelle l’Aperçu IA répond déjà, et les volumes affichés restent des estimations arrondies. Le volume départage deux recherches de même intention ; c’est l’intention, et son lien avec votre offre, qui décide.
Sources
- La documentation de son outil Keyword Gap (nouvel onglet)semrush.com
- L’aide de Google Ads sur l’outil de planification des mots clés (nouvel onglet)support.google.com
L’aide de Google Ads sur l’outil de planification des mots clés
Lire sur support.google.com(nouvel onglet)Jim · fondateur de Brain Plus AI
À lire aussi en seo et visibilité dans les ia

Comprendre4 min
Construire sa stratégie SEO là où cherchent ses clients
Le siège n'est pas le marché. Une stratégie SEO utile part de la carte de vos clients : où ils sont, dans quelle langue ils cherchent, sur quelles requêtes. Méthode, arbitrages et erreurs fréquentes.

Guide pratique8 min
Cocon sémantique : la méthode, appliquée à 144 pages
Un cocon sémantique n'est pas un schéma à dessiner une fois : c'est une règle de maillage qu'on vérifie page par page. La méthode que nous appliquons, éprouvée sur 113 articles et 31 pages de services, et sur notre propre blog.

Comprendre8 min
AI Overviews de Google : ce qu'ils font à votre trafic
Les résumés générés par Google réduisent les clics sur une partie des requêtes, surtout les questions. Ce que mesurent les données publiques, et comment lire l'effet dans votre propre Search Console avant de décider.
