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Un dirigeant qui refait son site entend souvent trois noms. Le studio de design propose Framer, l’agence marketing jure par Webflow, le développeur parle d’Astro. Chacun a raison pour l’équipe qu’il imagine. Les trois produisent des sites rapides et soignés ; ce qui les sépare, c’est qui modifie le site au quotidien, comment, et ce que vous emportez le jour où vous changez de prestataire. Cet article complète notre comparaison entre Astro et WordPress et notre guide de la migration vers un site statique.
En bref
Framer et Webflow sont des plateformes hébergées : on dessine et on publie dans le même outil, et le site vit chez l’éditeur.
Astro est un outil libre, sous licence MIT : le site est un ensemble de fichiers dans votre dépôt, publiable chez l’hébergeur de votre choix.
Le bon critère n’est pas la technique, c’est l’équipe : designers, marketing, développeur interne ou prestataire.
Le coût caché se lit au départ : Framer n’exporte pas le site, Webflow exporte le code sans le contenu du CMS, Astro n’a rien à exporter.
Les trois se combinent avec un outil d’édition : le choix porte sur le travail de la semaine, pas sur la démonstration.
Trois outils, trois façons de faire un site
Framer est né comme un outil de conception d’interfaces. On y dessine les pages sur une toile, avec des animations, puis on publie en un geste. L’hébergement fait partie du service : son centre d’aide indique que Framer ne propose pas d’export HTML pour l’auto-hébergement, parce que des services de la plateforme optimisent le site après sa publication.
Webflow est un constructeur visuel doublé d’un CMS : on assemble des pages à partir de blocs, et des collections rangent les contenus répétés (articles, études de cas, offres d’emploi). L’équipe marketing y publie sans développeur. Le site est hébergé par Webflow, et un export du code existe sur certaines offres. Son centre d’aide précise que le code exporté ne contient pas le contenu du CMS : les pages de collection sortent vides, et les formulaires comme la recherche du site ne fonctionnent plus.
Astro est un générateur de sites libre, publié sous licence MIT. Le site est un ensemble de fichiers dans un dépôt Git ; au moment de la publication, Astro fabrique les pages en HTML, qu’un hébergeur sert telles quelles. Cloudflare a annoncé en janvier 2026 le rachat de l’entreprise qui développe Astro en précisant qu’Astro resterait open source ; un site Astro se sert toujours depuis n’importe quel hébergeur.
Une plateforme hébergée (Framer, Webflow)
On dessine, on écrit et on publie dans le même outil
L’hébergement, les mises à jour et la sécurité sont compris dans l’abonnement
Le site suit les possibilités et les conditions de la plateforme
Un site en fichiers (Astro)
Le site est du code et du contenu rangés dans votre dépôt
L’hébergement se choisit et se change librement
Une modification passe par un développeur, un outil d’édition ou un assistant de code
La vraie question : qui modifie le site, et à quelle fréquence
Le meilleur outil est celui que la personne qui modifie le site chaque semaine sait utiliser sans appeler à l’aide. Quatre profils d’équipe reviennent souvent.
- Un studio de design, peu de pages, un lancement rapide. Framer est fait pour ce travail : le designer publie ce qu’il dessine, animations comprises, sans passer par une étape d’intégration. Le site reste dans l’outil de celui qui l’a conçu.
- Une équipe marketing qui publie chaque semaine. Études de cas, articles, pages d’événements : les collections de Webflow et son éditeur visuel laissent l’équipe autonome, dans un cadre que le designer a fixé.
- Un site qui s’intègre au reste de l’entreprise. Plusieurs langues, des centaines de pages, des données qui viennent du CRM ou d’une base, des contrôles avant publication : un site en fichiers avec Astro laisse tout brancher et tout vérifier, avec un développeur ou un prestataire dans la boucle.
- Une équipe éditoriale nombreuse sur un site en fichiers. Astro se combine avec un CMS headless : les rédacteurs écrivent dans une interface, le site reste statique côté visiteur. C’est le cas que décrit notre article sur Astro et Sanity en headless.
Aucun de ces profils n’est meilleur qu’un autre. Un designer qui publie lui-même fait gagner des semaines ; un développeur qui pose des contrôles évite des erreurs coûteuses. L’outil doit servir l’équipe qui existe, pas celle qu’on aimerait avoir.
Ce qui se voit le jour où vous partez
Un site vit plus longtemps que la relation avec le prestataire qui l’a fait. La question de la sortie se pose donc dès le choix, et les trois outils y répondent différemment.
- Framer.
Pas d’export pour héberger le site ailleurs, selon son centre d’aide : partir veut dire reconstruire, en repartant du site publié.
- Webflow.
Le code des pages s’exporte, sans le contenu des collections : les articles et les études de cas doivent être repris à part, et les formulaires rebranchés.
- Astro.
Il n’y a rien à exporter : les fichiers sont déjà dans votre dépôt. Changer d’hébergeur ou de prestataire revient à donner un accès au dépôt.
Ce n’est pas un défaut des plateformes : l’hébergement intégré est précisément ce qui les rend simples. C’est un coût à connaître, à mettre en face de l’abonnement et du temps gagné.
Sur le terrain
Ce que nous faisons nous-mêmes
Ce site est construit avec Astro, et son blog est écrit en Markdown dans le même dépôt que le code : publier un article, c’est fusionner une modification relue. En octobre 2026, le site a quitté Netlify pour Cloudflare : les pages n’ont pas changé, seules les règles de redirection et la configuration de l’hébergeur ont été réécrites. Le portail immobilier que nous opérons pour Palmora Property, une agence à Phuket, est lui aussi construit avec Astro.
Quand Webflow ou Framer sont le bon choix
Nous construisons des sites avec Astro, et nous le disons quand une plateforme hébergée convient mieux :
- l’équipe qui fera vivre le site est faite de designers ou de marketeurs, sans développeur ni prestataire technique dans la durée ;
- le site compte peu de pages, dans une seule langue, et ne se branche pas sur d’autres outils ;
- la vitesse de lancement compte plus que la liberté de partir.
À l’inverse, un site multilingue, un site qui reprend des centaines d’adresses existantes, ou un site dont le contenu vient d’autres systèmes tire profit d’un site en fichiers. Le choix entre écrire dans le dépôt ou dans un CMS se pose ensuite, et nous le détaillons dans Markdown dans le dépôt ou CMS.
Le reste du chantier
Le choix de l’outil fixe une partie du budget (combien coûte un site d’entreprise) et de l’hébergement (Cloudflare, Netlify ou un VPS, héberger en Europe). Quel que soit l’outil, un site doit rester rapide (les Core Web Vitals), accessible (l’obligation de 2025), lisible par les IA (ce qui rend un site citable) et utile à chaque adresse, y compris les pages par ville ou par secteur. Changer d’outil, c’est souvent refondre (garder, fusionner, supprimer) et rediriger (la liste des redirections 301), sans oublier ce qu’un site doit contenir pour générer des demandes (les cinq blocs), ni le formulaire et la recherche d’un site statique (comment faire). Les modifications peuvent aussi passer par un assistant (modifier son site en le demandant à l’IA), ce qui pose la question de dire qu’un texte a été écrit par une IA. Et si vous partez d’un WordPress, ses failles pèsent souvent dans la décision.
Pour un site neuf, notre site vitrine part de 3 900 € ; pour quitter un site existant sans perdre ses adresses, la migration vers un site statique avec Astro part de 5 900 €.
Questions fréquentes
Webflow ou Framer sont-ils moins rapides qu’Astro ?
Pas forcément. Framer, selon son centre d’aide, prérend les pages, optimise images et polices et les sert depuis un réseau de diffusion mondial. La vitesse dépend surtout de ce que la page charge : animations, scripts tiers, images lourdes. Un site Astro part avec peu de JavaScript par défaut, mais un site mal construit reste lent quel que soit l’outil. Mesurez chaque page avec les seuils publiés par Google.
Peut-on passer de Webflow ou Framer à Astro ?
Oui, c’est une migration comme une autre. On relève toutes les adresses existantes, on reprend le contenu (les collections de Webflow à part, puisque l’export du code ne les contient pas), on reconstruit les gabarits dans Astro et on pose les redirections avant la bascule. Le design peut être conservé à l’identique ou retravaillé gabarit par gabarit.
Une équipe sans développeur peut-elle modifier un site Astro ?
Oui, de deux façons. Un CMS headless donne aux rédacteurs une interface d’édition, et le site se reconstruit à chaque publication. Sans CMS, un assistant de code peut préparer une modification à partir d’une demande écrite, montrée dans un aperçu avant validation. Dans les deux cas, la structure du site et ses contrôles restent fixés par celui qui l’a construit.
Quel outil choisir pour un site multilingue ?
Les trois savent gérer plusieurs langues, avec des modèles différents. Le critère reste le même : une adresse par langue, des balises hreflang réciproques, et une équipe qui sait faire vivre chaque version. Un site en fichiers laisse contrôler la traduction de chaque page dans le dépôt ; une plateforme hébergée la gère dans ses propres réglages, selon l’offre choisie.
Sources
- Framer, centre d’aide : exporter son site en HTML et l’héberger soi-même (nouvel onglet)framer.com
- Webflow, centre d’aide : exporter le code de son site (nouvel onglet)help.webflow.com
- Licence du dépôt Astro (nouvel onglet)github.com
- Cloudflare, communiqué du 16 janvier 2026 (nouvel onglet)cloudflare.com
Framer, centre d’aide : exporter son site en HTML et l’héberger soi-même
Lire sur framer.com(nouvel onglet)Webflow, centre d’aide : exporter le code de son site
Lire sur help.webflow.com(nouvel onglet)Jim · fondateur de Brain Plus AI
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