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En bref
Une fiche produit se traduit champ par champ : titre, description, caractéristiques, consignes. Les listes de valeurs (matières, couleurs, tailles) se traduisent une seule fois.
Les consignes de sécurité doivent être lisibles dans la langue du pays de vente, et la page doit parler la langue du flux envoyé à Google.
La machine traduit par lots, un glossaire et des contrôles automatiques encadrent le résultat, et la relecture humaine se place sur ce qui engage et ce qui vend.
Un catalogue de trois mille fiches ne se traduit pas à la main au tarif d’une page : le budget ne tient pas, et le délai non plus. Il ne se publie pas davantage sans contrôle : une dimension fausse ou une consigne de sécurité mal rendue se paie en retours, en litiges, voire en retrait du produit. Entre les deux, il existe une méthode qui traite le volume par la machine et place la relecture humaine là où elle compte.
Cet article la décrit. Il complète nos articles sur la traduction de site et l’ouverture de nouveaux marchés, et boutique multilingue et multidevise : par où commencer pour l’ordre des chantiers d’une boutique.
Traduire des champs, pas des pages
Une fiche produit n’est pas un texte d’un seul tenant. C’est un assemblage de champs, et chacun se traite à sa façon :
- Le titre : court, chargé de mots que l’acheteur recherche, limité en longueur par les plateformes (150 caractères dans Merchant Center, par exemple). Il se traduit avec le glossaire, puis se relit.
- La description : le seul champ vraiment rédigé. C’est là que la traduction automatique rend le plus de temps, et là que le ton compte.
- Les caractéristiques : matière, couleur, taille, poids. Ce sont des valeurs tirées de listes fermées : chaque valeur se traduit une seule fois, puis s’applique à toutes les fiches qui l’emploient.
- Les consignes et mentions : sécurité, entretien, composition. Elles engagent, et se relisent en entier.
- Les champs cachés : texte alternatif des images, balise de titre, méta-description, données structurées. Ils se voient dans les résultats de recherche et se traduisent comme le reste.
Le gain des listes fermées est considérable : un catalogue compte beaucoup moins de valeurs de caractéristiques différentes que de fiches. Traduites et relues une fois, elles sont justes partout.
Avant de traduire, vérifiez que la fiche d’origine tient debout : une fiche floue en français sera floue dans toutes les langues. Fiches produit et IA : rédiger sans rien inventer part des caractéristiques vérifiées, et la fiche produit qui convertit dit ce que l’acheteur doit y trouver.
Ce que la loi et les plateformes demandent
Deux règles encadrent la langue d’une fiche vendue à l’étranger.
Les consignes de sécurité. Le règlement européen sur la sécurité générale des produits, applicable depuis le 13 décembre 2024, impose que l’offre en ligne d’un produit indique ses avertissements et ses informations de sécurité dans la langue du pays où il est vendu. Son article 19 le formule ainsi :
Tout avertissement ou toute information concernant la sécurité […] dans une langue aisément compréhensible par les consommateurs, déterminée par l’État membre dans lequel le produit est mis à disposition sur le marché.
La langue du flux et de la page. Pour Google Shopping, l’aide de Merchant Center sur les langues et devises demande que les pages de destination soient dans la même langue que les données produit, et prévient que des produits dont les éléments clés (titre, description, variantes) ne correspondent pas à la langue de la source de données peuvent être refusés. Un flux traduit qui renvoie vers une page restée en français ne passe pas.
Un détail de plus pour les titres générés par l’IA : la spécification du titre dans Merchant Center propose un attribut facultatif, le titre structuré, pour indiquer qu’un titre a été créé à l’aide de l’IA générative. À notre lecture, un titre traduit par un modèle d’IA générative entre dans ce cas : la question mérite d’être tranchée avant d’envoyer le flux.
Traduire en volume : lots, glossaire, contrôles
La traduction d’un catalogue est un traitement de masse, et elle s’organise comme tel :
Le circuit d’un catalogue traduit
- L’export
Les champs à traduire sortent du catalogue, une ligne par fiche.
- La traduction
Par lots, avec le glossaire et la mémoire.
- Les contrôles
Chiffres, unités, termes et longueurs vérifiés par du code.
- La relecture
Gabarits, consignes, meilleures ventes, échantillon.
- L’import
Les champs traduits rejoignent les fiches de chaque langue.
Les lots coûtent moins cher. Les fournisseurs de modèles d’IA proposent un traitement par lots, plus lent mais moins cher : Google annonce une réduction de 50 % pour l’API Batch de Gemini, et OpenAI affiche un tarif Batch à moitié prix de son tarif standard, pour GPT-5 mini par exemple. Un catalogue n’a pas besoin d’une réponse à la seconde. Quant au choix de l’outil, il se fait sur vos propres fiches : voir DeepL, Google ou un LLM : qui traduit le mieux votre métier.
Le glossaire et la mémoire font la cohérence. Le glossaire de marque fixe les noms de gammes et les termes du métier, la mémoire de traduction évite de retraduire une phrase qui revient d’une fiche à l’autre.
Les contrôles automatiques attrapent ce que l’œil rate. Sur des milliers de fiches, une relecture humaine ne voit pas tout ; du code, si. Les contrôles utiles :
- les nombres identiques entre la source et la traduction (dimensions, poids, quantités, références) ;
- les unités présentes et, si le marché le demande, converties ;
- les termes imposés présents et les termes interdits absents ;
- les longueurs respectées, titre compris ;
- aucun champ vide, aucune phrase restée dans la langue source.
Attention
Une traduction ne doit rien ajouter
Une erreur de chiffre n’est pas une faute de style : une taille fausse fait un retour, un dosage faux fait un accident. Un modèle d’IA peut aussi ajouter ce qui n’était pas dans la source. Un client l’a appris à ses dépens sur un autre type de texte : sur un portail immobilier, un modèle chargé de rédiger a publié trois projets immobiliers qui n’existaient pas, dépubliés depuis. Contrôlez que la traduction ne contient ni plus ni moins que l’original.
Où placer la relecture humaine
Relire trois mille fiches dans chaque langue n’est pas réaliste ; n’en relire aucune n’est pas défendable. La relecture se place selon ce qu’une erreur coûte :
- Les gabarits et les listes de valeurs, en entier.
Une erreur y est répétée sur toutes les fiches.
- Les consignes de sécurité et les mentions réglementaires, en entier.
Elles engagent votre responsabilité.
- Les meilleures ventes, en entier.
Dans beaucoup de catalogues, une petite part des fiches fait l’essentiel du chiffre : vérifiez-le dans vos ventes, ce sont ces fiches que les acheteurs lisent.
- Un échantillon de chaque lot, dans chaque langue.
Notez la part de corrections : si elle monte, relisez davantage.
- Les signaux après publication.
Questions au service client, retours pour « article non conforme à la description » : une hausse dans une langue désigne des fiches à revoir.
Cette relecture est le travail d’un traducteur ou d’un relecteur qui lit la langue, et elle ne se remplace pas. Ce qui change avec la machine, c’est qu’il passe son temps sur ce qui compte au lieu de traduire des listes de couleurs. Nous détaillons ce partage pour un site entier dans traduire son site avec l’IA, automatique ou relue.
Sur le terrain
Sur Palmora Property, un site d’annonces immobilières en six langues que nous opérons, 1 726 fiches de biens ont été réécrites par l’IA en 36 lots, avec une reprise en cas d’erreur : un seul échec sur l’ensemble. Le pipeline de traduction qui prend ensuite le relais fait sortir 95 % des segments du cache après le premier passage, sans rappeler l’IA. Ces chiffres valent pour ce catalogue.
Combien ça coûte
Le coût de la machine, sur un catalogue, reste faible : de moins d’un dollar à une vingtaine de dollars par million de caractères selon l’outil, d’après les grilles publiques que nous comparons dans traduire un site : le coût au mot, à la page, au marché. Ce qui coûte, c’est la relecture, et c’est elle qu’on règle avec la priorité ci-dessus. Les formats, les devises et les unités relèvent de la localisation : voir localiser plutôt que traduire.
Par où commencer
Exportez vos cent meilleures ventes, traduisez-les dans la langue de votre premier marché avec un glossaire écrit d’avance, et faites-les relire en entier. Vous aurez un gabarit validé, une première mémoire, et une mesure de la qualité de l’outil sur vos propres fiches. Le reste du catalogue suit par lots.
Pour traduire un catalogue complet avec ses contrôles, décrivez-nous votre catalogue et vos marchés : nous partons de vos meilleures ventes et de vos consignes de sécurité.
Questions fréquentes
Faut-il traduire tout le catalogue d’un coup ?
Non. Commencez par les fiches qui vendent et par celles qui portent des consignes de sécurité, relisez-les en entier, puis traduisez le reste par lots, avec des contrôles automatiques et un échantillon relu. Une fiche absente dans une langue fait moins de tort qu’une fiche fausse.
A-t-on le droit de traduire ses fiches produit avec l’IA ?
Rien ne l’interdit, mais la responsabilité du contenu reste la vôtre. Les consignes de sécurité doivent être lisibles dans la langue du pays de vente, et une erreur y engage le vendeur, quel que soit l’outil. D’où la relecture complète de ces mentions, et un contrôle de tout ce qui contient un chiffre.
Faut-il convertir les tailles et les unités ?
Quand le marché ne les lit pas autrement, oui : une taille de vêtement ou une unité de mesure qui ne parle pas à l’acheteur fait hésiter, puis revenir le produit. La conversion se fait par des tables vérifiées, pas par la traduction, et se contrôle comme un chiffre.
Combien de fiches faut-il relire ?
Toutes celles qui engagent (consignes, mentions) et celles qui vendent le plus, en entier ; pour le reste, un échantillon par lot et par langue. Si la part de corrections monte dans un échantillon, élargissez la relecture : c’est le signe d’un problème de glossaire ou de gabarit.
Sources
- Règlement (UE) 2023/988 relatif à la sécurité générale des produits (nouvel onglet)eur-lex.europa.eu
- Aide Google Merchant Center, langues et devises acceptées (nouvel onglet)support.google.com
- Aide Google Merchant Center, titre et titre structuré (nouvel onglet)support.google.com
- Google, tarifs de la Gemini API (nouvel onglet)ai.google.dev
- OpenAI, tarifs de l’API (nouvel onglet)developers.openai.com
Règlement (UE) 2023/988 relatif à la sécurité générale des produits
Lire sur eur-lex.europa.eu(nouvel onglet)Aide Google Merchant Center, langues et devises acceptées
Lire sur support.google.com(nouvel onglet)Aide Google Merchant Center, titre et titre structuré
Lire sur support.google.com(nouvel onglet)Jim · fondateur de Brain Plus AI
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