Twenty CRM en pratique 4 min

Twenty dans le cloud ou auto-hébergé : que choisir ?

Le cloud de l'éditeur convient à une équipe qui ne veut rien exploiter et accepte un abonnement par utilisateur. L'auto-hébergement supprime cette licence et laisse choisir où vivent les données, mais les sauvegardes, les mises à jour et la surveillance vous reviennent. Le calcul se fait sur trois ans, exploitation comprise.

Sommaire8
  1. 01Deux façons d’avoir le même logiciel
  2. 02Première question : qui exploite ?
  3. 03Deuxième question : où vivent les données ?
  4. 04Troisième question : combien d’utilisateurs ?
  5. 05Ce que nous avons choisi, et pourquoi
  6. 06Passer de l’un à l’autre
  7. 07Le piège du calcul trop court
  8. 08Questions fréquentes

Twenty a une particularité que n’ont pas la plupart des CRM du marché : le logiciel qu’on utilise dans le cloud de l’éditeur est celui qu’on peut installer chez soi, à partir du même code public. Le choix entre les deux n’engage donc pas l’outil, mais l’organisation qui le fait vivre. Et il se révise : on peut commencer d’un côté et passer de l’autre.

Deux façons d’avoir le même logiciel

Dans le cloud, l’éditeur héberge, met à jour, sauvegarde ; vous payez un abonnement par utilisateur, selon la grille publiée par Twenty. En auto-hébergement, vous installez Twenty sur un serveur, le plus souvent avec Docker, à partir du dépôt public du projet ; aucune licence par utilisateur, mais l’exploitation vous revient.

Cloud de l’éditeur

  • Prêt en quelques minutes, rien à installer

  • Mises à jour et sauvegardes faites pour vous

  • Coût qui croît avec le nombre d’utilisateurs

Auto-hébergé

  • Aucune licence par utilisateur

  • Données sur le serveur et dans le pays choisis

  • Exploitation à votre charge ou à celle d’un prestataire

Première question : qui exploite ?

Un serveur ne s’oublie pas. Il faut des sauvegardes testées, des mises à jour régulières, une surveillance qui prévient en cas de panne, un certificat qui se renouvelle. Si personne dans l’équipe ni chez un prestataire ne porte ce travail, le cloud est la bonne réponse, quel que soit le calcul. Exploiter un Twenty auto-hébergé détaille ce que l’exploitation demande vraiment.

Deuxième question : où vivent les données ?

Certaines équipes doivent garder les données de leurs clients dans un pays ou sur une infrastructure précise : secteur réglementé, exigence contractuelle, simple politique interne. L’auto-hébergement règle la question par construction : le serveur est là où vous l’avez décidé. Dans le cloud, il faut lire les conditions de l’éditeur sur la localisation et les sous-traitants, et vérifier qu’elles répondent à vos obligations.

Troisième question : combien d’utilisateurs ?

L’abonnement par utilisateur est indolore à cinq personnes et pèse à cinquante, d’autant que les personnes qui consultent ponctuellement le CRM (administration, direction, support) comptent aussi. L’auto-hébergement a un coût à peu près fixe, celui du serveur et de l’exploitation, qui ne bouge pas quand l’équipe grandit. La fin de la licence par utilisateur développe ce que ce changement de modèle implique.

  1. Comptez les utilisateurs réels

    Y compris ceux qui consultent sans saisir.

  2. Chiffrez le cloud sur trois ans

    Avec la croissance d’équipe prévue.

  3. Chiffrez l’auto-hébergement sur trois ans

    Serveur, sauvegardes, temps d’exploitation et de mises à jour.

  4. Comparez

    Puis ajoutez la contrainte de localisation, qui peut trancher seule.

Ce que nous avons choisi, et pourquoi

Nous faisons tourner Twenty sur notre propre serveur depuis début 2025. Deux raisons : nous savons exploiter un serveur, c’est notre métier, et nous voulions brancher le CRM sur le site, les automatismes et nos assistants sans limite de formule. Ce choix a un coût en temps, que nous assumons ; il ne serait pas le bon pour une équipe sans compétence technique ni prestataire. L’avis complet, limites comprises, est dans Twenty CRM en production.

Passer de l’un à l’autre

Le code étant le même, la bascule se fait par export et réimport des données, ou par reprise de la base selon les cas. Commencer dans le cloud pour tester, puis passer sur son serveur quand l’équipe grandit, est un chemin raisonnable. L’inverse est possible aussi, si l’exploitation devient une charge. Le guide pratique de Twenty replace ce choix dans le déploiement. Notre offre CRM installe Twenty chez vous à prix fixe et propose l’exploitation en abonnement, pour garder les avantages de l’auto-hébergement sans en porter le travail.

Le piège du calcul trop court

Le calcul se fausse souvent de deux façons. La première est de comparer l’abonnement à un serveur sans compter le temps d’exploitation : sauvegardes, mises à jour, surveillance ont un coût réel, même faible. La seconde est de compter l’équipe d’aujourd’hui plutôt que celle de dans deux ou trois ans. Refaites le calcul avec les deux corrections : c’est souvent lui qui tranche, dans un sens ou dans l’autre.

Questions fréquentes

Les fonctionnalités sont-elles les mêmes dans le cloud et en auto-hébergement ?

Le cœur est le même, puisque le code est commun. Certaines fonctions peuvent dépendre d’une formule ou d’une licence particulière, et quelques réglages demandent une configuration spécifique du serveur en auto-hébergement. Avant de choisir, listez les fonctions dont vous avez vraiment besoin et vérifiez leur disponibilité de chaque côté, sur la version actuelle.

Quel serveur faut-il pour auto-héberger Twenty ?

Un serveur virtuel modeste suffit pour une équipe de taille moyenne, avec Docker, une base PostgreSQL et un service de cache, selon la documentation du projet. Le dimensionnement compte moins que l’organisation autour : sauvegardes hors du serveur, surveillance, mises à jour planifiées. Un serveur puissant mal sauvegardé est plus risqué qu’un petit serveur bien exploité.

L’auto-hébergement est-il plus sûr que le cloud ?

Pas par nature. Il donne le contrôle de l’endroit et des accès, mais la sécurité dépend ensuite de l’exploitation : correctifs appliqués, accès limités, sauvegardes chiffrées. Un éditeur dispose d’une équipe dédiée à ces sujets. L’auto-hébergement est plus sûr seulement si quelqu’un s’en occupe réellement, avec une routine écrite et suivie.

Peut-on commencer dans le cloud puis passer sur son serveur ?

Oui, et c’est un chemin raisonnable pour tester l’outil sans rien installer. Les données s’exportent et se réimportent, ou la base se reprend selon le cas. Prévoyez la bascule comme un petit projet : vérification des fiches, des vues, des workflows et des intégrations, puis changement d’adresse annoncé à l’équipe.

Sources

  1. Tarifs de Twenty (nouvel onglet)twenty.com
  2. Twenty, dépôt officiel (nouvel onglet)github.com
Source 1

Tarifs de Twenty

Lire sur twenty.com(nouvel onglet)
Source 2

Twenty, dépôt officiel

Lire sur github.com(nouvel onglet)

Jim · fondateur de Brain Plus AI

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