Sommaire9
- 01Qu’est-ce que Twenty, et pour qui ?
- 02Comment construire le modèle de données ?
- 03Les vues, les tâches et le pipeline : le quotidien
- 04Automatiser : workflows natifs et relais
- 05Reprendre ses données et régler les droits
- 06Héberger : cloud ou serveur à soi
- 07Comparer avant de décider
- 08Par où commencer ?
- 09Questions fréquentes
Twenty fait partie des CRM qui ont changé de catégorie en peu de temps : un projet libre, au code public, qui se compare désormais aux outils commerciaux sur l’ergonomie et la souplesse. Nous l’utilisons sur notre propre serveur depuis début 2025, et ce guide rassemble ce que cet usage nous a appris, sujet par sujet, avec un lien vers l’article qui approfondit chacun.
En bref
Twenty est un CRM pur : contacts, sociétés, opportunités, tâches et notes, plus les objets que vous créez.
Sa force tient au modèle de données : il se calque sur votre métier au lieu de vous imposer le sien.
Les workflows natifs couvrent les automatismes simples ; un outil comme n8n prend le relais au-delà.
L’hébergement se choisit : sur votre serveur, sans licence par utilisateur, ou dans le cloud de l’éditeur.
L’adoption se joue sur les vues : chaque rôle doit voir d’abord ce qu’il a à faire.
Qu’est-ce que Twenty, et pour qui ?
Twenty se présente comme une alternative ouverte aux grands CRM du marché. Son code est publié sur le dépôt GitHub du projet, sous licence AGPL v3 pour l’essentiel. Il convient à une équipe qui vend en B2B, suit des comptes et des opportunités, et veut un outil qu’elle peut adapter sans passer par un éditeur.
Il ne remplace pas un ERP : ni stocks, ni comptabilité, ni production. Si votre besoin dépasse la relation client, notre comparaison de Twenty, Dolibarr et Odoo aide à placer le curseur. Et pour un avis franc sur ses limites, lisez Twenty CRM en production.
Comment construire le modèle de données ?
Tout part de là. Twenty fournit des objets standard (personnes, sociétés, opportunités) et vous laisse créer les vôtres : des contrats, des sites, des projets, des abonnements. Chaque objet a ses champs et ses relations. Un modèle bien pensé rend le CRM évident à remplir ; un modèle bricolé le rend pénible pour des années. Concevoir son modèle de données dans Twenty détaille la méthode, et Gérer plusieurs sociétés dans Twenty traite le cas des groupes et des marques.
Les vues, les tâches et le pipeline : le quotidien
Une fois le modèle posé, l’équipe vit dans les vues : un tableau filtré, un kanban par étape, une liste de tâches du jour. C’est là que se gagne l’adoption.
- Le pipeline.
Des étapes qui décrivent ce que fait le client, pas ce que fait le commercial. Voir construire son pipeline d’opportunités.
- Les vues par rôle.
Le commercial voit ses relances, la direction voit le pipeline. Voir des vues par rôle.
- Les tâches et les notes.
La mémoire de la relation, datée et rattachée. Voir tâches et notes au quotidien.
- Les tableaux de bord.
Quelques indicateurs lus chaque semaine. Voir piloter avec les tableaux de bord.
Automatiser : workflows natifs et relais
Twenty propose des workflows : un déclencheur (une fiche créée, modifiée, un horaire, un appel extérieur) puis des actions. Chez nous, une demande envoyée depuis le site crée la personne, l’opportunité et une tâche datée, sans saisie. Ce que les workflows de Twenty savent faire en donne le périmètre, et Workflows Twenty ou n8n dit quand passer la main. Pour brancher le reste de vos outils, l’API et les webhooks de Twenty expliquent ce qui circule et dans quel sens.
Reprendre ses données et régler les droits
La reprise se fait par import de fichiers, objet par objet, dans un ordre précis : les sociétés avant les personnes, les personnes avant les opportunités. Importer ses données depuis un tableur en donne la marche. Les droits suivent : qui voit les montants, qui peut supprimer, qui modifie le modèle. Rôles et permissions dans Twenty pose les questions à trancher.
Héberger : cloud ou serveur à soi
Le même logiciel tourne dans le cloud de l’éditeur ou sur votre serveur. Le second supprime la licence par utilisateur, mais l’exploitation vous revient : sauvegardes, mises à jour, surveillance.
Cloud de l’éditeur
Rien à exploiter, mises à jour faites pour vous
Abonnement par utilisateur
Données hébergées par l’éditeur
Serveur à vous
Aucune licence par utilisateur
Sauvegardes et mises à jour à votre charge
Données là où vous le décidez
Twenty dans le cloud ou auto-hébergé aide à choisir, et Exploiter un Twenty auto-hébergé décrit ce que l’exploitation demande, mois après mois.
Comparer avant de décider
Twenty se compare le plus souvent à HubSpot, à Pipedrive, à Salesforce et, pour les équipes qui sortent du tableur, à Airtable ou Notion. Reste la question de la durée : un projet libre et jeune tiendra-t-il ? Twenty sur la durée prend le sujet de front.
Par où commencer ?
Commencez par écrire votre processus de vente en une page, puis la liste des objets qu’il manipule. Planifiez ensuite le déploiement sur quelques semaines, comme le propose Déployer Twenty en un mois. Notre offre CRM installe Twenty à prix fixe, modèle, import et formation compris, et le guide général du CRM replace ce choix parmi les autres options.
Questions fréquentes
Twenty CRM est-il gratuit ?
Le logiciel est libre : l’auto-héberger ne coûte aucune licence par utilisateur. Le coût se déplace vers le serveur, les sauvegardes, les mises à jour et le temps de mise en place. Dans le cloud de l’éditeur, un abonnement par utilisateur s’applique. Le bon calcul se fait sur trois ans, en comparant l’abonnement au coût d’exploitation réel de votre propre serveur.
Twenty convient-il à une équipe de cinquante personnes ?
Oui, si le besoin reste la relation client : comptes, contacts, opportunités, suivi. La taille compte moins que la clarté du modèle et des droits. Au-delà, ce qui fait hésiter n’est pas le nombre d’utilisateurs mais les processus voisins, comme la facturation ou les stocks, qui relèvent d’un ERP relié au CRM plutôt que du CRM lui-même.
Faut-il un développeur pour utiliser Twenty ?
Pas pour l’usage courant : créer des objets, des champs, des vues et des workflows simples se fait dans l’interface. Un profil technique devient utile pour l’auto-hébergement, les intégrations par l’API et les automatismes qui sortent du cadre des workflows natifs. Beaucoup d’équipes s’appuient sur un prestataire pour la mise en place, puis gèrent seules le quotidien.
Peut-on quitter Twenty plus tard ?
Oui. Les données s’exportent en fichiers et restent lisibles par l’API, et en auto-hébergement la base vous appartient. Le code étant public, rien n’empêche non plus de garder une version figée en service le temps d’une transition. C’est l’un des arguments les plus solides d’un CRM ouvert : la sortie ne dépend pas du bon vouloir d’un éditeur.
Sources
- Twenty, dépôt officiel (nouvel onglet)github.com
Jim · fondateur de Brain Plus AI
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